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Critiques
par Lise Famelart - le 25/11/2021
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par Lise Famelart - le 25/11/2021

Bergères Guerrières s’offre un final en apothéose

En 2017 Amélie Fléchais et Jonathan Garnier débutaient la série Bergères Guerrières chez Glénat dans la collection Tchô. En c’est cette semaine que la saga se termine, avec un quatrième tome mémorable intitulé L’Abîme. Durant ses quatre volets, l’œuvre n’aura cessé d’évoluer, pour devenir un incontournable de la littérature jeunesse en BD.

Molly est une jeune fille téméraire qui n’a qu’un seul but : devenir une grande guerrière. Dans son village, ce sont les femmes qui défendent la communauté. La plupart des hommes sont partis faire la guerre et ne sont jamais revenus. Alors, à dos de moutons, les femmes ont appris le maniement de l’épée, de l’arc…

Au début de l’histoire, Molly se débrouille pour intégrer Liam, son meilleur ami, dans les groupe des Bergères Guerrières (normalement intégralement féminin). Mais la suite du récit ne sera pas seulement consacrée au chemin des deux ados pour prouver leur valeur. En effet, un mal terrible menace le village. Et il pourrait être lié à la disparition des hommes…

Dès les premières pages du premier tome, on pouvait deviner que Bergères Guerrières deviendrait un incontournable. L’histoire imaginée par Jonathan Garnier, ses personnages à la fois courageux et bourrés de défauts, avaient tout pour captiver. Et puis il y avait le style graphique d’Amélie Fléchais : chaque case, hyper travaillée, dévoilait des paysages magnifiques et des designs de personnages très efficaces. Mais le duo ne s’est pas contenté de ça.

Au fil des tomes, l’histoire devient de plus en plus sombre, et ne se prive pas d’aborder des thématiques très difficiles comme la maladie, la destruction de la planète ou encore le deuil. Écrire pour un public jeunesse est difficile : il ne faut pas tomber dans le niais, mais il faut aussi comprendre jusqu’où on peut aller. Jonathan Garnier et Amélie Fléchais s’en sortent à merveille avec cette série, qui monte en puissance au fil du récit.

Graphiquement, si les trois premiers tomes étaient très beaux, ce quatrième est carrément sublime. Amélie Fléchais semble s’inspirer des montagnes du Népal et du Tibet pour créer des paysages à couper le souffle. L’album propose aussi son lot de grandes illustrations, ce qui permet d’en prendre plein les yeux. Seul petit bémol, le dénouement dans les toutes dernières pages est un peu facile, surtout au regard de l’équilibrage du récit jusque là très réussi. Il n’empêche qu’avec ce dernier tome, Bergères Guerrières entre au panthéon de la bande dessinée jeunesse.

Bergères Guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais, Glénat
(4 volumes)


Images © Fléchais / Garnier / Glénat

© Fléchais / Garnier / Glénat
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