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par LiseF - le 22/02/2018
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par LiseF - le 22/02/2018

Le jour où le studio Ghibli envoya un sabre à Harvey Weinstein en guise de menace

S'il y a un homme d'Hollywood qui est détesté aujourd'hui par le grand public, c'est bien Harvey Weinstein. Le producteur est accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes, une vague de dénonciations qui a d'ailleurs donné naissance au mouvement MeToo. Libérant ainsi la parole des femmes harcelées dans le milieu du cinéma et ailleurs. Mais ce n'est pas la seule façon qu'a le producteur de se mettre les gens à dos. Chargé de la diffusion de Princesse Mononoké en 1997 aux États-Unis, Weinstein s'est entretenu avec Hayao Miyazaki à ce sujet.

Le producteur a voulu réaliser de nombreuses coupes au sein du film, qui est comme chacun sait, une pièce phare du studio. A la fois aventure trépidante, fable écologique et monument poétique, Pincesse Mononoké reste aujourd'hui l'un des films les plus mémorables du studio Ghibli. Un film à ne pas "abîmer'" donc, et c'est un peu ce que voulait faire Weinstein. Il a alors reçu de la part du studio un sabre accompagné d'un message : "no cut".

Dans les colonnes du Guardian, Xan Brooks a questionné Miyasaki sur cet épisode :

En fait, c'est mon producteur qui a envoyé ce sabre. Bien que je suis allé jusqu'à New York pour rencontrer cet homme, cet Harvey Weinstein, j'ai été bombardé par ces attaques agressives, toutes ces demandes de coupures dans le film. 

Avec un sourire, il a ajouté "Je l'ai vaincu". Ce n'est donc pas lui qui est à l'initiative de l'envoi du sabre, mais visiblement l'idée lui a plu. Et Weinstein est apparemment un maniaque du cut, puisque quelques années plus tard il bloquera la sortie de Snowpiercer après le refus de Bong Joon-Ho de raccourcir l'oeuvre.

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