
Al Capone est issu d'une famille italienne sans sous. Né à New York dans le quartier de Brooklyn, c'est là qu'il fait ses premiers pas de gangster, mais c'est à Chicago qu'il se révèle en devenant l'une des plus grandes figures du crime organisé notamment grâce à la prohibition. Accompagné d'un graphisme en rondeur et des couleurs de l'automne, nous sommes plongés au cœur d'une Amérique du début du 19é siècle avec la prohibition, la corruption et le crime organisé. Au commencement de cette histoire, nous retrouvons Al Capone derrière les barreaux d’Alcatraz. Dans sa cellule, c'est à sa « mama » qu'il se confie en lui racontant SA version de l'histoire et non pas celle des journaux. "Est-ce qu'un fils mentirait à sa mère ?". Le décalage entre les explications d'Al Capone et le dessin est très amusant. Al s'imagine avoir aidé son prochain, " Pas un mot sur tout ce que j'ai accompli. Ça, personne n'en parle ! J'ai donné du travail à des milliers d'Italiens...", et dans ses rêves, il pense avoir trouvé à ses problèmes des solutions tout à fait pacifistes. Nous avons aimé les couleurs passées qui nous donnent une belle ambiance de cette époque, la gentillesse de Capone quand il parle à sa mère opposée à la violence avec laquelle il traite les gêneurs, l’écart de réalité entre le récit et le dessin ! Humour, mauvaise foi, crimes et hémoglobine, nous avons adoré entrer dans les illusions ou dans la réalité d'Al Capone... Une belle réussite. (Notre Insta : bdapresbd)