Shin’ichi Sakamoto semble se rapprocher de la fin de sa série. Alors que Luke n’est plus (enfin…), voilà un volume entièrement centré sur Wilhelmina qui part pour un voyage dans l’esprit du Comte. Sortira t’elle indemne de cette confrontation contre le plus puissant des démons? L’épisode marque une bascule dans l’intrigue et si vous connaissez le classique de Stoker vous savez que l’amante sera mordue. L’aspect amoureux est dans cette version quelque peu laissé de côté pour la modernité de cette femme déterminée à combattre le patriarcat, en usant si besoin des pouvoirs des vampires. Traitée de façon un peu cavalière par l’auteur, le personnage redevient central, la simplification du récit aidant à se concentrer sur l’essor de la jeune femme. Jusqu’à bouleverser la trame d’origine dans la plume de cet iconoclaste auteur? Wait and see! Visuellement c’est encore une fois somptueux de bout en bout, Sakamoto parfois en roue libre dans les images oniriques utilise ici à parfait escient son art graphique. Une nouvelle claque. lire sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2026/04/30/dansedusoleil9-drcl6-towerdon...
🧔chronique complète : https://www.mtebc.fr/drcl-sakamoto/ 📚À la fin du XIXeme siècle, le Demeter, un bateau russe, s'échoue sur les berges de Londres. À l'intérieur, une créature massacre l'équipage avant de s'évaporer dans les ruelles sombres de la capitale. Au même moment, quatre élèves d'un prestigieux établissement scolaire ridiculisent leur camarade Mina Murray. L'un d'entre eux, Luke, ne s'imagine pas devenir la première victime de l'étrange visiteur. 🖊#DRCL de Shin'ichi Sakamoto est une oeuvre d'une beauté étourdissante, une expérience unique qui fascine autant qu'elle désarçonne. Le mangaka impose une vision très personnelle du mythe de Dracula, en lui donnant des allures de roi de la pop. Un équilibre parfait entre son aspect showman et l'effroi qu'il suscite. En adaptant, à sa façon, l'oeuvre de Bram Stoker, le mangaka nous happe dans un récit sombre et angoissant tout en nous jetant dans un délire cauchemardesque de plus en plus intense. On appréciera (ou non) cette appropriation du mythe, fidèle dans le déroulement tout en portant un propos social interessant, à l'image de Mina Murray ou de Jonathan Harker, deux individu.es qui se battent pour être jugé.e à égalité avec leurs homologues masculins et valides. Une expérience unique et graphique qui pour certains, frôle le ridicule et d'autres, frise le génie. À vous de choisir votre camp !
Ça y est, je suis persuadée que ça sera un énième banger de Shinichi Sakamoto