"Fleurs D'ébène" se rapproche du polar avec une enquête au cœur de l’Afrique (Congo), un homicide étrange, un accident ? Le dessin est inégal selon les planches, au niveau des détails et de la technique, certaines cases et plans rapprochés sont superbes, d'autres semblent effacés par un trait plus grossier et une mise en couleur plus froide. C'est malheureusement la narration qui m'a perdu dans ce jeu de cultures et de colonies, avec des ellipses souvent contre-intuitive qui bâclent la compréhension de l'histoire et me sortent parfois en partie du récit. C'est souvent une tare de la part de Warnauts de parfois poser l'atmosphère sur une ou deux planches, mais tronquer des passages essentiels à la compréhension de l'histoire. Également, la difficulté de comprendre le sens de certains dialogues. J'ai eu du mal à situer certains personnages, à comprendre leur rôle, il apparaissent et disparaissent comme un cheveux sur la soupe, j'ai du revenir en arrière à plusieurs reprises. "Fleurs D’ébène" est donc une œuvre énigmatique qui manque de fluidité, je n'ai pas réussi à saisir tous les enjeux du colonialisme belge et de la rupture imminente de celle-ci avec le Congo, ni l’intérêt que j'aurais pu y laisser si le découpage était mieux structuré et entretenu.