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L'avis de ArvoBlack

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ArvoBlack
08 août 2026

"IMC" est un objet venu du futur dans son approche graphique, mais aussi dans cette dystopie décrivant une société dépourvue d'amour-propre, où le gras, le sucre, les additifs et les maladies cardio-vasculaires sont légions...kof kof. Narrativement parlant, l'humour est passable sur les premières planches, mais ensuite le rythme devient vite répétitif et lourdingue (sans mauvais jeux de mots...), sans résoudre les arcs narratifs construits au départ : Qui détruit les usines ? Comment nos amis avec IMC inférieur à 18 passe t-il le mur ? D’où viennent les explosions ? Pourquoi les IMC inférieur à 18 attaquent t-ils les gros (IMC supérieur à 30) ? Des questions dont je souhaitais avoir réponses pour le bien du récit mais qui resteront en suspens, de même que clôturer une discussion qui avait potentiellement du sens avec un "roulage de pelle" impromptu ne conclut aucunement cette fable moderne. Graphiquement, l'idée principale est de prendre des photos et proposer un montage qui dessert le scénario pour le rendre crédible. Il y a également eu des retouches pour grossir les personnages plus ou moins connus présent dans "IMC" (John Fitzgerald Kennedy par exemple en 1ère de couverture). Mais j'ai malheureusement l'impression que c'était cette dernière intention qui a traversé l'auteur au moment de la réalisation des planches, et ainsi moins de construire la mise en scène et les personnages. Nous avons donc le droit à plusieurs portraits de célébrités aux joues gracieuses avec un double menton mais qui n'apporte rien à la trame du récit. De même que certains effets de grossissement sont peu appliqués et réussis sur certains personnages (ex : Mickael Jackson), ce qui casse une partie de l'aspect graphique. Également, la manufacture de pâte à tartiner a tout sauf l'aspect d'une usine dans sa structure, il s'agit d'un immeuble lambda sur lequel l'auteur a ajouté 3 cheminée. Plusieurs détails comme celui-ci font perdre en crédibilité la force du récit au fil de la lecture. Le découpage est vite limité par le montage photo, comme il ne s'agit pas de dessins, pas de perspective inintéressantes, de plans visuellement accrocheurs, seul le cadre de l'action peut être modulé mais la dynamique s'en retrouve restreinte. A mon humble avis, le délire autour de "IMC" aurait pu rester avant tout graphique, sans le scénariser car malgré l'idée initiale et originale proposée, cette chronique sociale n'est abordée que de manière partielle et ne répond à aucun des enjeux initiaux.

👍