
Lire la suite d’un récit avec autant de décalage entre deux tomes m’a toujours posé des soucis, cela me forçant parfois à relire le tome précédent pour me rappeler du contexte et ce n’est jamais idéal. Killadelphia fait partie de ces œuvres au rythme de parution annuel qu’il peut être difficile de suivre d’autant que cette série propose un grand nombre de personnages et une narration nous faisant passer par de multiples situations sans aucun marquage temporel ou géographique. J’ai donc eu un certain al à me remettre dans le bain en lisant ce troisième tome. Heureusement, après le premier chapitre, ça allait déjà mieux, mais ce n’est pas idéal. Le récit est toujours aussi complexe et la situation opposait déjà un certain nombre de protagonistes et de clans divers et variés, mais les choses se compliquent ici encore un peu plus avec l’ajout d’un nouveau groupe de personnages. Heureusement, celui-ci vient légèrement rééquilibrer la balance, mais cela reste tout de même beaucoup. Une fois de plus, il faut vraiment s’accrocher puisque les changements de situation et de lieu sont très régulières et certaines scènes ne durent qu’une seule page ce qui peut être confusant si on manque de concentration. Pour autant, j’aime toujours autant cette série pleine d’action et de complexité. Je sais que certains arrêteront probablement la série au cours de ce tome, c’est notamment le cas de Maéva qui aimait beaucoup, mais qui a abandonné face à la complexité et à la demande de concentration. Je ne sais pas si la série ira jusqu’à son terme chez Huginn & Muninn sachant que le rythme de publication est plus rapide aux USA, mais si vous aimez la série ou que vous n’avez pas encore commencé et que les séries complexes ne vous font pas peur, je ne peux que vous encourager à continuer, ça vaut le coup. Conclusion : Killadelphia continue de faire son bonhomme de chemin avec ce troisième tome de la série qui une fois encore se montre complexe à suivre avec ses nombreux changements de situation et son grand nombre de protagonistes, mais cela vaut le coup de s’accrocher. J’espère juste un rythme de publication un peu plus rapide. Thomas.