Il faut dire que ce titre m'a depuis longtemps tapé dans l'œil ! 😉 (Vous l'avez ?) Suite à une crise de "clairvoyance", la jeune Solveig, fille de paisibles fermiers, va rencontrer Odin, dans une vision. Incapable de déchiffrer ses paroles, il est alors décidé qu'elle partirait dans une quête vers une montagne sacrée, accompagnée d'un guerrier et d'une sorcière, afin de saisir le sens du message du Père-de-Tout. Au cours de ce voyage épique et mystique, elle va affronter la rudesse de l'hiver, le pillage et la folie des hommes. Cette histoire va nous être racontée de façon violente et poétique, tout comme la culture viking. Les textes sont joliment écrits et les planches magnifiques de Tomás Giorello viennent sublimer le tout, avec un gros travail sur l'ombre et la lumière. La mythologie nordique est largement passée en revue, abordant nombre de divinités, de créatures, de mythes et de légendes, dans un travail très bien documenté. Le côté intéressant de l'histoire est que le flou est entretenu sur la vraie nature des évènements. Les faits sont bien réels ou, provoqués par des crises de démence, tout se passe dans la tête de notre héroïne ? Cela me rappelle le jeu Hellblade Senua's Sacrifice dans lequel la santé mentale de la protagoniste était mise à rude épreuve. Bliss, en tout cas, nous régale en proposant une très belle édition avec une splendide couverture cartonnée. Toujours est-il que cette histoire laisse un goût d'inachevé et j'espère une suite, comme la fin peut le laisser entendre.
Les dessins de L’Œil d’Odin sont absolument sublimes, mais je n’ai pas du tout accroché à l’histoire. Malgré un univers visuellement riche et prometteur, le récit m’a paru confus et sans réelle profondeur. Je me suis surpris à m’ennuyer, incapable de m’immerger dans l’intrigue. Une belle œuvre graphiquement, mais qui, pour moi, manque d’âme et de substance narrative.
Très bel ouvrage, cette BD autour de la mythologie nordique est différente de ce qui a pu déjà être fait. On retrouve des idées connues, mais tournées différemment. Les dessins sont superbes, ainsi que la colorisation. La dernière étoile saute car j'ai une petite déception pour la fin, qui n'en est pas vraiment une...
Superbe édition, superbe dessin, super couleurs. Mais un scénario assez plat, une narration au rythme déroutant et de temps à autre des lourdeurs d’écriture.
Le temps passant, j’avais un peu fait mon deuil quant à l’arrivée des comics Bad idea en France, mais heureusement Florent de Bliss Éditions a tenu bon et a insisté sans relâche pour motiver les responsables de l’éditeur à le laisser proposer leurs titres chez nous. Car, pour rappel, le concept de Bad Idea est assez particulier puisque destiné à ne publier leurs comics qu’au format floppy, et dans des comic shops triés sur le volet. Aucune version TPB, pas ou peu d’exportation, leur objectif, c’est la rareté. Au point que les dirigeants ont mis beaucoup de temps avant d’être convaincus de vendre les droits à l’étranger et ont même proposé à Florent d’éditer un récit qu’ils avaient en stock et qu’ils ne prévoyaient plus d’éditer… J’ai longtemps espéré que Bliss ait la possibilité de proposer les titres Bad Idea. Parce que c’est un éditeur méritant qui a souffert de la méforme de Valiant, mais aussi parce que la quasi-totalité des scénaristes et dessinateurs ayant fait les grandes heures de Valiant est partie chez Bad Idea pour rejoindre Dinesh Shamdassani. Je suis donc très content pour eux que cela ait pu se faire et j’espère vraiment que les comics Bad Idea trouveront leur public. Maintenant que le point est fait sur la situation et cette longue attente qu’en est-il de la qualité de ce premier récit signé par Joshua Dysart (Harbinger, Imperium, Vie et mort de Toyo Harada) et Tomás Giorello (X-O Manowar, Ninja-K, Rai, Bloodshot reborn…) ? Ce premier tome est d’excellente qualité, mais il y a tout de même quelques petites choses bonnes à savoir avant de se lancer dans l’aventure. Premièrement, sachez que ce récit est très bavard et alterne beaucoup entre dialogues dans un Français approximatif pour appuyer la différence entre l'aspect "sauvage" et approximatif de la langue des norrois et les cartouches narratives qui eux, sont dans un Français parfait. Cela force le lecteur à s’adapter à chaque fois et pour ma part, cela m’a donné plusieurs fois l’impression d’oublier des mots et à revenir en arrière pour vérifier. Ça ne m’a pas sorti de ma lecture, mais cela ralentit forcément le rythme de lecture et la fluidité. Autre élément à connaître et pas des moindres, c’est le caractère mature de l’œuvre qui propose énormément de violence, qu’elle soit visuelle ou langagière ce qui destine forcément l’œuvre à un public averti. Au-delà de tout ça, Solveig est un personnage intéressant, et même intriguant à défaut d’être attachant. Son lien avec Odin est particulier et j’ai vraiment eu envie de découvrir si ce lien était surtout dû à des hallucinations ou si il était bien réel. Je disais plus haut que le récit était très bavard, mais il n’en oublie pas pour autant l’action qui est très présente et apporte un certain nombre de scènes très impressionnantes (et donc très violentes). Par contre la fin est très largement ouverte et peut se montrer frustrante pour pas mal de lecteurs, surtout qu'aucune suite n'est annoncée et que faire des suites ne fait clairement pas partie des habitudes de l'éditeur... L’énorme point fort se trouve du côté du dessin assuré par Tomás Giorello qui nous offre une œuvre absolument magnifique présentant de nombreuses planches absolument magnifiques et remplies de détails. Un vrai régal pour les yeux ! Conclusion : L’œil d’Odinn est une œuvre de très haute qualité qui se destine à un public averti de par sa violence visuelle et langagière, riche en dialogues et absolument somptueuse concernant la partie graphique. Thomas.
Les dessins sont sublimes et le recit est tres poerté sur la mythologie, il est bien rythmé mais il reste par moment assez compliqué a suivre du fait des formes de langage utilisés. En revanche, de mon avis, le fil conducteur du recit ne trouve pas sa conclusion et trop de questions restent sans reponses, c’est dommage.
Tres belle histoire,superbement mise en dessin,les planches sont magnifiques..Seule la fin du récit m a un peu laissé sur ma faim,nécessitant peut etre une relecture de ma part ou…une suite 😄 Si vous aimez la mythologie nordique,vous ne devriez pas etre décu
Joshua Dysart est déciment un scénariste brillant. il s'empare de la mythologie nordique avec intelligence nous emmenant l'esprit entre la réalité et la fiction. Par contre la fin est assez déconcertant et méritera sans doute une ou plusieurs relecture
Scandinavie, 1er Millénaire. Une petite fille prise de visions , Solveig, se retrouve embarquée dans une quête au travers de la Scandinavie. —————— Premier comics Bad Idea édité en France et une œuvre surprenante. Commençant par le point qui frappe tout de suite : l’édition est 😍 ; on a un grand format , du papier épais et avec du grain , une couverture cartonnée et de jolis effets avec le graphisme. Clairement un vrai plus notamment pour apprécier le point suivant : Esthétiquement le dessin réaliste de Giorello fait des merveilles et la couleur de Diego Rodriguez est juste parfaite tout du long ; c’est vraiment magnifique , rempli de cases énormes et de pleines pages 🔥🔥🔥 Le scénario de Dysart m’a plu mais c’est clairement la partie qui divisera le plus : On y retrouve emmêlés aventure, mythes, rêve, folie. On est très vite perdu (et c’est clairement le souhait de l’auteur) entre ce qui se passe, ce qui est fantasmé, les croyances des personnages La fin renforce encore cette impression . —————— Un récit complet convaincant pour ma part La partie graphique est un régal . Il faut par contre être ouvert à une écriture dense et poétique ainsi qu’ à ce mélange d’ésotérisme et d’aventure