"Première Née" renoue avec l'histoire débutée sur le premier tome de la série - "Petit", un préquel sur la fille ainée du Fondateur. Si la structure des dialogues et des textes est un peu moins soutenue, l'histoire n'en reste pas moins captivante, en renouant avec la complexité des géants, brutes épaisses qui oublient leurs capacités intellectuelles derrière leurs forces et leurs hauteurs. S'ensuit un rapport de force entre leur part d'humanité de laquelle ils sont descendants et le coté monstrueux et bestial qui en font des géant. Le combat de la Première-Née n'en est que plus légitime. Sous ses airs médiévals, le récit est résolument plus moderne. On y retrouve les fameux récits écrit qui fragmente le rythme de la bande dessinée elle-même, sur un bon équilibre qui satisfait d'autant plus l'immersion dans le monde des Ogres-Dieux. Sur le dessin, on renoue également avec les différences de taille entre les personnages, qui s'étaient perdus notamment dans le T3. Le rendu général se rapproche également du style manga avec des personnages aux yeux très ronds et des tenus de jeunes géants qui laissent penser au style japonais. La dernière partie, sur le récit d'Hémione reboucle avec les débuts (T1) et permet d'en comprendre la globalité. Un récit qui reste très bien construit avec les pièces du puzzle qui s'imbriquent efficacement C'est une belle série, malgré que son scénariste nous ai quitté prématurément (pendant l'écriture du scénario ?), la série reste de très bonne facture.
une conclusion qui revient sur les origines avec le personnage de la première née. si l'ensemble reste correct, on est un peu déçu de ne pas en savoir plus sur le sort de Petit Après le tome 3. Reste qu'Hubert et Gatignol auront réussi leur pari : créer un univers vaste, sombre et passionnant
Décevant pour une fin de cycle. Pas à la hauteur des 3 premiers.
Ce dernier opus clôt la saga en revenant sur l’histoire du tome 1. La boucle est bouclée. On regrettera toutefois de ne pas connaître les aventures de « Petit ». Un parti pris assumé de Hubert!
Un très bon album dans la ligné des autres. Un univers graphique magnifique. On reviens sur l origine des ogres dieux. Les récits permettent vraiment de développer l histoire, fait le lien avec les autres tomes surtout le 1er.
Après un troisième opus assez décevant, cet album posthume du scénariste Hubert revient aux sources de ce qui fait la spécificité de cette saga gothique. En remontant à des origines narrées dans les textes du premier volume les auteurs attisent notre soif de savoir sur une histoire familiale dont on n’a finalement vu que peu d’éléments. Car le fait d’alterner séquences BD et séquences de pure récit textuel depuis Petit a permis à la fois de développer l’univers bien plus que les seules cent-soixante pages du volume ne l’auraient permis en dessins mais crée une frustration continue. Les histoires étant construites sur des successions de séquences reprenant les trois unités du théâtre, on alterne ainsi des scènes illustratives mais ce sont bien les textes qui bouchent les trous. Des Ogres-dieux on n’en a finalement vu que sur le premier tome et c’est un plaisir de retrouver cette grandiloquence, cette violence brute, bestiale. Le mystère des origines du fondateur est laissé dans l’ombre, avec néanmoins un lien directe avec les Olok vus dans le Grand homme. Habile passerelle qui permet de faire se rejoindre dans cette préquelle le premier et le dernier représentant de cette lignée de géants. L’éditeur annonce qu’il s’agit de l’ultime tome… a voir car le dessinateur n’excluait pas il y a quelques mois de prolonger l’œuvre. Et on peut dire qu’il y a matière à peu près infinie avec ce format de one-shots dissociés se rattachant à une mythologie très costaude. [...] Lire la suite sur le blog: https://etagereimaginaire.wordpress.com/2020/12/02/les-ogres-dieux-4-premiere-ne...