Dans ce LowReader Tome 3, la série confirme une nouvelle fois sa solidité, avec un format qui fonctionne toujours aussi bien et quelques touches d'innovation. Chaque histoire est racontée comme un récit présenté dans une émission de radio, où les animateurs font des commentaires après chaque histoire avant de passer à la suivante. Cette approche crée une immersion originale qui renforce l’atmosphère déjà angoissante de l’album. Les récits, basés sur des faits réels ou des légendes urbaines liées au numérique, plongent le lecteur dans un univers à la fois étrange et dérangeant, renforçant ainsi l’atmosphère de malaise. La première histoire, RedRoom, a été ma préférée du tome. L’intrigue, qui plonge dans la légende urbaine des "Red Rooms" du Dark Web, où des actes de torture et de meurtres sont diffusés en ligne, m’a immédiatement captivé. Les protagonistes, deux geeks curieux, se retrouvent rapidement pris au piège dans cet univers dangereux. Bien que l’histoire soit extrêmement intrigante, on se doute assez vite de l’issue, ce qui enlève un peu de suspense. Cependant, la tension qui se dégage tout au long du récit compense largement cette prévisibilité. Salamon Testamentuma, la seconde histoire, nous transporte dans le monde du jeu vidéo et des légendes entourant les jeux "perdus". Deux gamers découvrent un jeu enfoui dans le désert après avoir échoué commercialement, un peu à l’image de l’histoire du jeu E.T. des années 80. L'intrigue joue bien sur la nostalgie des jeux vidéo oubliés, mais l'histoire manque de richesse, ce qui a fait qu'elle ne m'a pas véritablement marquée. Enfin, RedPilled, le troisième récit, aborde un thème plus actuel et inquiétant : la toxicité d’Internet et l’influence de certains leaders d'opinion en ligne. Un adolescent en recherche de reconnaissance se laisse influencer par un youtubeur masculiniste, ce qui l’amène à commettre des actes violents. Bien que l’idée de base soit intéressante, l’histoire n’est pas assez développée. Les événements s’enchaînent trop rapidement, ce qui affaiblit l'impact de l'histoire. Le format court des histoires est, pour ma part, l’un des points forts de ce tome. Cela installe une ambiance tendue et stressante, parfaite pour l’horreur, où l’on est constamment pris par l’atmosphère sans avoir le temps de souffler. En outre, les articles qui viennent compléter les récits apportent une dimension documentaire intéressante. Bien que ce tome, LowReader Tome 3, ne soit pas aussi gore que les précédents, il reste violent et perturbant, tout en offrant une réflexion intéressante sur la morale et la toxicité du virtuel. Cependant, il est dommage que les histoires ne soient pas assez approfondies dans l’ensemble, et que l’on devine rapidement leur fin.
J'ai vraiment adoré ! Le thème choisi pour ce tome est vraiment bien. La couverture est très réussie et donne envie d'ouvrir le livre. Les 3 récits sont bons et ont un style bien différent tout en respectant le thème. Le partenariat avec Distorsion est bien et apporte un réel plus à l'expérience.
3 histoires étranges à tendance horrifique par des auteurs français avec les podcasteurs de Distorsion —————— Les histoires traitent de thèmes autour du numérique ( les red rooms du dark web / les jeux vidéo maudits / les influenceurs toxiques). Les dessins sont tops , les 3 histoires bien qu’assez courtes permettent quand même de s’attacher aux personnages. L’édition est parfaite pour le thème avec un côté rétro sur le papier / l’imagerie / le poster à la fin … Les éditos entre les épisodes signes Distorsion qui explicitent un peu plus les thèmes abordés sont vraiment cools et donnent envie de découvrir le podcast que je vais sûrement me mettre à écouter pendant mes voyages 😊 Une lecture recommandable si vous aimez ce style anthologie horrifique 👌
Un bon lowreader sans plus , les histoires étaient bien sans être extraordinaires . Le thème est à mon sens trop large , il,aurait fallu choisir un seul thème Darknet pour éviter les grands écarts entre les trois histoires