"Lune d'argent sur Providence" sait convaincre sur la forme grâce à un graphisme soigné et prenant. Le trait dynamique de Hérenguel en plus de la mise en couleur et de différents effets graphiques (par exemple les auras dégagées par les créatures) permet de découvrir des planches de toutes beautés dans un style unique. Quant à son intrigue, elle sait maintenir le lecteur en haleine sur le premier tome. Mais la narration est parfois comme son titre farfelu "Lune d'argent sur Providence", j'ai noté des longueurs dans l'histoire, notamment dans le second tome, trop de coupures des séquences, un découpage qui permet le suspens, mais casse une partie du rythme de l'histoire, un peu moins de coupure net aurait permis plus de cohérence entre les éléments et au final surement plus d'actions. En tout cas, si le T1 a su me convaincre et maintenir un suspens fort, le T2 manque d'intensité pour un twist qui se clôture en 2 ou 3 mouvements. Également, je trouve les couvertures des 2 tomes (EO) bâclés : la composition ressort très sombre pour le T1 et il y a trop de détails sur celle du T2. Je retiendrais surtout le trait de Hérenguel, très graphique et plaisant en couleur directe. "La Licorne" de Mathieu Gabella et Anthony Jean propose un bestiaire similaire avec les primordiaux, mais le scénario est plus abouti dans ce dernier et que je ne peux que conseiller si vous avez apprécié l'atmosphère fantastique de "Lune d'argent sur Providence".
Une BD à l’univers western/fantasy dans laquelle on se laisse embarquer très vite