
PTSD nous plonge dans un univers urbain sombre où les cicatrices de la guerre ne s’effacent pas une fois le combat terminé. Jun, une ancienne militaire marquée par ses expériences passées, erre dans une ville froide et indifférente. Isolée, hantée par ses souvenirs et dépendante d’antalgiques pour apaiser sa douleur, elle tente de survivre tout en venant en aide aux laissés-pour-compte. PTSD brille par son récit profondément humain et puissant, explorant avec justesse la reconstruction et l’importance des liens malgré les traumatismes. Visuellement, Guillaume Singelin livre un style unique, mélange d’influences manga et animation, où les couleurs vives contrastent avec la noirceur du propos. L’ambiance immersive, renforcée par une ville oppressante et presque dystopique, amplifie le sentiment de solitude et de lutte du personnage principal. Enfin, la relation entre Jun et son chien ajoute une touche d’émotion brute, symbolisant la fidélité et l’espoir dans un monde hostile. PTSD est une œuvre viscérale qui frappe par sa sincérité et son intensité émotionnelle. Entre action, introspection et espoir, ce one-shot est une pépite qui mérite d’être découverte, aussi bien pour son message fort que pour son esthétique marquante. Une lecture aussi bouleversante qu’indispensable. Retrouvez d'autres avis sur mon compte Instagram 😉