Une collaboration entre deux noms connus et appréciés dans le monde de la bande dessinée cela ne se refuse pas, c'est ainsi que "Un putain de Salopard" de Régis Loisel et Olivier Pont avec une série poignante et originale fait mouche immédiatement. Déjà avec un titre de série pareil, on sent s'avance que le récit ne sera pas tout rose. La maitrise de la narration aussi bien que du dessin donne un ensemble ultra dynamique, avec de de nombreux points positifs. Un scénario bien foutu sans en faire des caisses, des personnages attachants qui permettent d'autant plus de s'impliquer dans le récit. Le personnage de Baia reste un des plus attachants, mais Max, O Maneta, Corine, Christelle, Margarita reste des personnages fort. Les dialogues sont efficaces, parfois juste avec la touche d'humour comme il faut, le récit compte beaucoup sur l'expressivité laissé au dessin, et cela fonctionne à merveille. A noter tout de même le nombre important de personnage pour cette série qui a tendance à rallonger la narration, mais on ne s'y perd pas grâce à une très bonne maitrise du découpage et des dessins. Les 4 tomes sont riches et très complet sur une moyenne 80 planches, les dessins expressifs, de très beaux rythmes et mouvements dans les personnages, dans les moments d'actions et une magnifique mise en couleur dans ce voyage au cœur de l'Amazonie. Tous ces ingrédients sont réunis et montrent une vrai maitrise du 9 ème art sur de nombreux point qui en font une série moderne et courte (4 tomes) à lire absolument. Il manquera tout de même un petit truc pour la rendre vraiment mémorable et l'intégrer dans ma BDthèque à la différence de "Ou le regard ne porte pas", mais j'ai largement apprécié sa lecture et le voyage que la série propose.