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Critiques
par Thomas Mourier - le 15/10/2021
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par Thomas Mourier - le 15/10/2021

Hellblazer, petit ange part… HELL ! HE’S BACK

Le magicien le plus cool de la littérature dessinée revient en force après une longue absence où il n’avait plus vraiment de série régulière. Deux ouvrages chez Urban pour retrouver John Constantine en forme.

Depuis la fin de sa série régulière au N° 300 en 2013, avec le record de la plus longue série chez Vertigo, John Constantine n’a eu le droit qu’à des mini-séries ou récits courts (Constantine: The Hellblazer, The Hellblazer : Rebirth, Hellblazer Presents : Chas – The Knowledge) et évolue dans la Justice League Dark. 

C’est en 2019 que Simon Spurrier, Tom Fowler & Aaron Campbell relancent une série de 12 numéros après 2 histoires courtes et renouent avec talent avec l’essence du personnage. Simon Spurrier s’inscrit dans la lignée des très bons scénaristes qui se sont succédé sur le titre, et que vous pouvez retrouver en français, chez Urban, sous le libellé : NOM DU SCÉNARISTE présente Hellblazer

Deux John pour le prix d’un !

Sans trop faire de spoiler, le run de Simon Spurrier présente un John Constantine qui a des comptes à rendre à une version future de lui-même. Une histoire qui revient aux sources du personnage défini par Jamie Delano tout en modernisant l’univers. Des concessions à la modernité qui se matérialisent avec un démon en guide d’appli sur téléphone, des intrigues dans les rues de Londres qui parlent de jeunes à la dérive, de gangs urbains, de SDF et d’addictions de toutes sortes.   

On garde le côté magie, voir horreur des ambiances qui sont incroyablement mises en valeur par le superbe travail d’Aaron Campbell. Que ce soit le dessin très pictural, les dialogues enlevés, l’humour très british omniprésent ou l’intrigue qui court sur ces numéros, on a affaire à du très bon Hellblazer (et on est super déçu que la série ne continue pas). 

« Rouler une pelle à Satan dans les chiottes. Put***, mais qu’est-ce que j’ai la classe. »

Tom Taylor & Darick Robertson proposent un one-shot dans le Black Label (qui propose des récits pas forcément dans la continuité, et qui permettent une liberté de ton un peu plus grande que dans les autres collections DC) Hellblazer Rise & Fall.

On est entre l’hommage aux personnages (et à ses auteurs) et le reboot -sans en être un- pour qui voudrait se mettre à Hellblazer. Une bonne porte d’entrée, peut-être moins forte pour qui connaît bien le personnage, mais qui reste réussie entre l’humour et les tacles politiques de Tom Taylor qui a bien le perso en main et les dessins de Darick Robertson qui rendent parfaitement le glauque & la violence du scénario.

Constantine est bien rendu, les auteurs ont bien le héros en main et s’amusent de ses tics ou de la mythologie d’Hellblazer. Pas mal d’humour ici, de clins d’œil politiques qui rappellent les origines populaires de ce sorcier britannique moderne imaginé par Alan Moore. On suit un démon tueur de grands patrons, qui leur colle des ailes d’anges avant de les balancer du haut d’immeubles, ou encore Satan qui demande à Constantine de faire le détective pour lui et le retour des amis d’enfance de John. 

Laissez-vous envoûter par la magie d’Hellblazer, avec ces deux livres qui ont un parfum intemporel, comme si le label vertigo qu’on aimait tant était de retour un instant

Simon Spurrier présente Hellblazer, de Simon Spurrier, Tom Fowler & Aaron Campbell Urban Comics

Hellblazer Rise & Fall de Tom Taylor & Darick Robertson, Urban Comics


Illustration principale © Bilquis Evely / DC Comics

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