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par Republ33k - le 26/01/2016
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par Republ33k - le 26/01/2016

Star Wars Icônes - Tome 1 : Han Solo, la critique

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Star Wars est partout en ce moment. Partout, et dans les rayons des librairies bien sûr, puisque Panini Comics se charge des nouveaux titres de la saga édités par Marvel, tandis que Delcourt continue ses réeditions des plus grandes épopées Star Wars parues, avant le rachat de Lucasfilm par Disney, chez Dark Horse.

Si techniquement, ces titres ne sont plus considérés comme canoniques à l'échelle de Star Wars, ils proposent aux lecteurs une richesse d'aventures alternatives incomparable. Au sein de ce catalogue "officieux", cette anthologie consacrée au personnage culte d'Han Solo, incarné par le non moins génial Harrison Ford, trouve parfaitement sa place, puisqu'elle uniquement composée de petits récits situés entre les épisodes de la saga. Rien de très méchant, et pour tout vous dire, cet album cohabite assez bien avec l'univers Star Wars canonique.

Mais revenons à nos moutons, car si cet album ne vous cassera pas la tête avec des soucis de continuité, il risque de vous piquer légèrement les yeux. Sept histoires le composent, et autant vous le dire tout de suite, les dessins ne sont que rarement à la hauteur. En témoigne la première histoire, intitulée coup de bluff. Dessinée par Jeff Johnson, qui ne soucie guère de la ressemblance de ses personnages avec leurs modèles fait de chair et de sang, la première moitié de cette intrigue est un vrai calvaire visuel, à peine rattapé par l'intervention de Joe Corroney.

On se consolera avec le classicisme de cette histoire, parfaitement inoffensive mais réussie, qui tranche radicalement avec ce qu'on peut trouver de nos jours dans les titres Marvel. Une première aventure qui en dit long sur le contenu de l'album, qui se destinera avant tout aux fans du personnage, mais qui pourrait dans le même temps les dégoûeer avec des dessins ou des histoires à l'opposé des films.

Pour apprécier l'album, mieux vaut le considérer comme un recueil d'exercices de style sur le personnage, où les histoires les plus loufoques sont souvent les meilleures. C'est notamment le cas de l'intrigue développée par Dyder Windham et dessinée par Allen Ninus, qui se sert du contrebandier comme d'un prétexte pour inventer une origin story à Salacious B.Crumb, le familier rieur de Jabba. Mieux encore, le texte complètement méta d'Haden Blackman, accompagné d'un certain Sean Murphy au dessin. Un petit bijou pour les complétistes de l'auteur de Punk Rock Jesus, tant cette aventure préfigure son style.

Vous l'aurez compris, cet album renferme quelques surpises, hélas bien cachées par des dessins parfois repoussants, et un format anthologique qui n'invite pas forcément à la consistance. Un mot sur l'édition de Delcourt, à ce propos. En fan de Star Wars ayant grandi avec sa version française dans les oreilles, je ne peux que saluer les efforts d'Anne Capuron pour rendre hommage au phrasé du contrebandier. En revanche, on ne pourra s'empêcher de remarquer une erreur dans la maquette de l'album, qui semble affirmer que Luke et Han Solo se connaisaient avant les événements d'Un Nouvel Espoir. Oups.

A réserver aux fans et aux curieux, ce premier tome de la collection Icônes ne brille pas par sa qualtié graphique, mais peut compter sur quelques belles surprises. En revanche, cette mini-collection a tout à fait sa place dans le paysage des comics Star Wars, grâce à son format anthologique. Une maquette qui ne réussit pas à Han Solo, mais qui pourrait profiter aux personnages suivants.

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