

Suite du Journal d'un Ingénu en 4 parties - partie 1 Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s'est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l'arrivée imminente de la guerre, Fantasio s'est engagé dans l'armée belge. Dans la forteresse d'Ében-Émael, il est impatient d'en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l'armée allemande... Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l'oeuvre 'dégénérée', et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la 'question juive' et la complexité de la situation internationale. Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs. Cette grande oeuvre (330 pages en 4 volumes) est un véritable roman mêlant action, humour, vérités historiques et réflexions philosophiques.
Hiver 1943. Dans l'enfer du front de l'Est, la toute-puissante Luftwaffe a la totale suprématie du ciel et déverse un déluge de feu et d'acier sur les troupes russes en déroute. Face au rouleau compresseur nazi, l'aviation soviétique n'a guère que l'héroïsme de ses pilotes à lui opposer pour tenter de ralentir son inexorable avancée. Lilya est l'une de ces "Sorcières de la Nuit", chargées de harceler l'ennemi, volant sur des appareils lents et surclassés, condamnées à l'avance, mais fermement résolues à faire payer chèrement leur sacrifice! Face à elle, Wulf n'est qu'une des innombrables plumes d'acier de l'aigle hitlérien... Mais une plume rebelle, indisciplinée... et surtout profondément antinazie !
Avec Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB, Jacques Tardi concrétise un projet mûri de très longue date : transposer en bande dessinée les carnets de son propre père, rédigés des années durant sur des cahiers d’écolier, où celui-ci tient par le menu la chronique de sa jeunesse, en grande partie centrée sur ses années de guerre et de captivité en Allemagne. Après avoir, comme on le sait, énormément travaillé sur la guerre de 14 – 18, c’est la première fois que Tardi se penche d’aussi près sur la période de la Seconde Guerre mondiale. Ce faisant, il développe également un projet profondément personnel : en mettant en images l’histoire de son père militaire, Tardi explore rien moins que les racines, les origines et les ressorts de sa propre vie. Ce « roman familial » prend des accents d’autant plus intimes que Tardi a associé au projet deux de ses propres enfants, Rachel (qui assure la mise en couleur) et Oscar (documentation et recherches iconographiques). Cet ouvrage s’annonce d’emblée comme l’un des événements bande dessinée de la fin d’année. Jamais sans doute Tardi ne s’était autant livré dans l’un de ses albums