













C'est vraiment cool comme livre et ça parle du vrais féministe, pas comme certaine autre personne qui s'approprie le mouvement pour en faire un mouvement mauvais. Par contre gros défauts du livre, c'est qu'elle sources toutes les statistiques sauf un seul endroit où elle n'a pas fait (car cela n'existe pas (...) Voir le commentaire
Blanche Sabbah est une activiste féministe diplômée en histoire de l'art et en sociologie. Dans Mythes et Meufs, elle décortique des mythes, des contes, des textes bibliques et des dessins animés en y interrogeant le rôle de la femme et la façon dont ces récits ont évolué à travers les siècles, participant à une éducation patriarcale. A travers le prisme de son regard militant, elle déconstruit ces histoires que l'on connait par coeur et dont on ignore parfois le sens caché. En complément des bandes dessinées, des réflexions précises et sourcées pour aller plus loin.
Pour mener son enquête, elle se fera passer pour folle. Nellie Bly est atteinte de folie. Sans cesse, elle répète vouloir retrouver ses " troncs ". Mais de quoi parle-t-elle ? Personne n'arrive à saisir le sens concret de ses propos, car en réalité, tout cela n'est qu'une vaste supercherie. Nellie cherche à se faire interner dans l'asile psychiatrique de Blackwell à New York dans le but d'y enquêter sur les conditions de vie de ses résidentes. Y parvenant avec une facilité déconcertante, elle découvre un univers glacial, sadique et misogyne, où ne pas parfaitement remplir le rôle assigné aux femmes leur suffit à être désignée comme aliénée. L'histoire vraie de la pionnière du journalisme d'investigation et du reportage clandestin. Un récit poignant porté par le mépris de l'injustice et des persécutions, enrobé d'un graphisme élégant.
En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté.