

J'adore ces series bretonnes et maritimes ! Biene écrit et belles planches 👍
Belle série à venir. L'histoire est bien menée. Un peu de regret sur l'interprétation des visages.
Février 1930. Dans un atelier d'artiste de Montparnasse, une jeune femme est retrouvée morte. Surdose de morphine. Elle s'appelait Marie Baron. Quelques jours plus tard, le cargo mixte Polarlys quitte le port de Hambourg pour l'extrême nord de la Norvège. Voyage de routine, destiné à approvisionner les ports qui jalonnent la côte. Quel rapport entre ces deux événements, distants de plusieurs milliers de kilomètres ? A priori, aucun. Mais pour le capitaine Petersen, cette traversée ne sera pas comme les autres. Car il a de bonnes raisons de penser que le responsable de la mort de Marie se cache à bord de son navire. Et quand un conseiller de police est assassiné dans sa cabine, l'ambiance se tend encore plus. Parmi les passagers du Polarlys, sur une mer battue par les vents et dans une atmosphère poisseuse où les faux-semblants règnent en maître, les coupables potentiels ne manquent pas... Christian Cailleaux et José-Louis Bocquet s'emparent de l'un des premiers « romans durs » de Georges Simenon, cette facette littéraire où, sous le signe du roman noir, le créateur de Maigret met en scène sa propre comédie humaine.
Rouen 1949. L'armateur Julien de Trichère achète un vieux cargo américain, l'Olav II, qu'il rebaptise la Belle Hélène - sa fille s'appelle Hélène et il l'adore. Yann Calec, jeune commandant sans bateau ni équipage, fait des pieds et des mains auprès d'Ester, la secrétaire de l'armateur, pour se faire engager. Non seulement il y arrive un peu trop facilement, mais on lui donne pour second un certain René Floss, qui traîne derrière lui un passé extrêmement louche. Décidément, Calec se méfie : quelque chose se trame sur ce rafiot pourri dont on refait à neuf les cabines et sanitaires, sans s'intéresser le moins du monde à l'état calamiteux de ses chaudières. Amour dévorant d'un père condamné pour sa fille infirme, escroquerie à l'assurance, complicité d'un nazi parti cultiver sa nostalgie au Vénézuéla - Calec est effectivement tombé dans un piège, dont la première victime est Ester, qu'il aimait et qu'il a, sans le vouloir, envoyée à l'abattoir. Et c'est l'âme en peine qu'un jour de brouillard, il quitte Rouen sur la Belle Hélène. Sortira-t-il vivant du piège ? Vous le saurez dans le prochain épisode, le Bateau assassiné. Poésie des ports, grisaille des docks et froideur des âmes, personnages attachants ou inquiétants - Kraehn et Jussaume font passer, à travers l'élégance du dessin et la solidité discrète du scénario, un parfum de roman noir grand cru.
"La première traversée du Belem sur fond dintrigue policière"Le 31 Juillet 1896, le Belem, propriété de larmateur Fernand Crouan, quitte les chantiers de Saint-Nazaire et met le cap Montevideo pour le compte de la chocolaterie Meunier. Il y parvient cinquante jours plus tard avec à son bord douze hommes déquipage, le pilotin et le capitaine Lemerle dont cest le dernier voyage avant la retraite. Il gagne Belem trente jours plus tard, chargé de 121 mules. Un incendie à bord provoque la révolte de léquipage qui doit affronter lintransigeance du vieux capitaine. Cest à la suite de négociations houleuses que le navire finit par revenir à Nantes le 26 janvier 1987, après 46 jours dune traversée difficile. Du moins c'est ce que nous savons, car il apparaît que la réalité serait tout autre ! Ce premier voyage du Belem se lit comme une véritable histoire daventure aux multiples rebondissements, avec pour toile de fond le rude quotidien des matelots aux temps héroïques de la marine à voile. Il existe plusieurs réimpressions avec même isbn mais des dos différents. L'EO est celle avec l'AI d'octobre 2006