Féru de l'histoire de la Nouvelle-Angleterre, un jeune homme entreprend un voyage dans les cités anciennes de la région. En route pour Arkham, on lui propose d'emprunter une ligne de bus passant par Innsmouth, une ville côtière isolée. La simple évocation de cette localité semble provoquer un vif sentiment de répulsion chez les habitants des villes voisines ; dans un musée local, des bijoux en or provenant d'Innsmouth, aux formes et aux motifs étrangement dérangeants, attisent sa curiosité. Il décide alors de se rendre sur place.Autrefois port de pêche prospère et centre industriel florissant, cette ville lugubre n'est désormais plus que l'ombre d'elle-même. Malgré le dégoût que lui inspirent la morphologie anormale de certains habitants et les ruelles sombres où flotte une insupportable odeur de poisson, le jeune homme éprouve une envie irrésistible d'en apprendre davantage sur Innsmouth. Zadok, un vieil ivrogne aigri, lui livre une partie du passé trouble de la ville : dans les années 1800, Obed Marsh, un capitaine pratiquant le commerce avec de lointaines peuplades polynésiennes, fonda un culte païen, l'Ordre ésotérique de Dagon, qui s'imposa progressivement à tous les habitants. Zadok prétend que Marsh aurait scellé un pacte avec des monstres venus des profondeurs de la mer, qui lui assuraient une prospérité exceptionnelle en échange d'un pacte innommable.Alors que le jeune voyageur s'apprête à repartir, le bus tombe subitement en panne. Il n'a pas d'autre choix que de passer la nuit à Innsmouth... Venelles étroites et tortueuses, habitants au faciès hideux terrés dans des maisons pourrissantes, légendes répugnantes sur d'anciens rites blasphématoires, créatures marines émergeant des flots fétides pour entretenir des relations contre nature avec les ancêtres de Marsh... Avec cette nouvelle, Lovecraft signe l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature d'horreur du début du xxe siècle, pièce maîtresse de son « régionalisme cosmique », qui, comme bon nombre de ses récits, influencera durablement l'imaginaire de générations d'artistes.Fasciné depuis toujours par l'univers de H.P. Lovecraft, François Baranger, illustrateur reconnu dans le monde entier pour ses talents de concept-artist dans le cinéma et le jeu vidéo, s'est attelé à la tâche « cyclopéenne » de mettre en image les principaux récits de cet auteur. « L'une des difficultés chez Lovecraft est que ses horreurs et ses décors sont notoirement difficiles à dépeindre, mais François Baranger en a réalisé une brillante interprétation. Et je suis sincèrement enchanté et honoré d'avoir l'opportunité de préfacer cet ouvrage. » Sandy Petersen (le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu, le jeu de société Cthulhu Wars)
Sexy et brillante infirmière du St Mary Hospital de Londres, Alice Matheson pourrait être chirurgien, elle en a les capacités, les nerfs d'acier, le Q.I, mais ce serait s'exposer inutilement. Car Alice est un ange de la mort, une psychopathe froide et calculatrice qui assassine ses victimes parmi les patients en phase terminale de l'hôpital. Elle mène une double vie, qui se complique le jour où une de ses victimes se relève malgré la dose mortelle qu'elle vient de lui administrer. Londres vit alors les premières heures d'une épidémie d'un genre nouveau : les morts marchent. Et même pour un serial-killer, tout cela a quelque chose de perturbant. L'hôpital est sur le pied de guerre et ce n'est pas peu dire, l'armée investit aussi les lieux pour protéger les vivants des morts. L'hôpital s'organise pour traiter les patients et trouver une solution à l'épidémie. Avant le jour Z, Alice était une anomalie, désormais, les autres sont de pire en pire. Finalement, elle ne s'est jamais sentie aussi vivante qu'au milieu des morts.
États-Unis, 1927. Mickey avale sa quiche au gruyère en terminant son nouveau scénario des joyeuses aventures de Dog the Dog (qui deviendra Pluto) avant de sauter dans le train qui l'emmène jusqu'à Big Boss, son producteur à Los Angeles. Big Boss, nouvellement entiché de Shakespeare, demande à Mickey d'oublier ses "happy ends" et d'écrire une vraie et sombre tragédie. Dans le train du retour, Mickey, désemparé, s'efforce d'envisager des scènes dramatiques, lorsque l'éclairage du wagon tombe en panne. Impossible dans la nuit de distinguer les traits de la passagère qui s'est installée sur la banquette à côté de lui et qui bientôt fredonne doucement un air de musique. À l'arrivée, le matin, Mickey seul sur la banquette, remarque la disparition de son scénario. Tout semble confirmer que le document a été enlevé par sa voisine, ce qui serait sans importance puisque le scénario était refusé, sauf qu'il y a eu un malencontreux échange : Mickey a emporté par erreur un manuscrit original de Shakespeare que Dingo avait déniché aux puces et vendu à prix d'or à Big Boss ! Comment retrouver l'énigmatique voyageuse, avec pour seul indice, une mélodie inconnue ? Dans une histoire tendre et espiègle, Cosey a imaginé la rencontre entre Mickey et Minnie. Il évoque fidèlement l'univers de Disney et nous offre le plaisir de retrouver, sous son trait épuré, nos amis Dingo, Pluto, Clarabelle et Horace.