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par Strafeur - le 23/02/2016
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par Strafeur - le 23/02/2016

Les éditeurs appellent à la refonte du FIBD sous peine de le boycotter

Comme avec un orage dont l'éclair lumineux de cette petite révolution en devenir aurait eu lieu avec la dramatique conclusion du 43ème du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, c'est aujourd'hui que le tonnerre gronde, un mois après cette édition 2016 pour le moins désastreuse, par la voix du SNE (Syndicat National des Éditeurs) ; qui regroupe Casterman, Dargaud, Delcourt, Denoël, Fluide Glacial, Futuropolis, Gallimard, Glénat, Jungle, Le Lombard, Panini, Rue de Sèvres, Sarbacane, Soleil, Urban, Vents d’Ouest ; et du SEA (Syndicat des Éditeurs Alternatifs) ; composé des éditions Anathème, Arbitraire, L’Association, Ça & Là, La Cafetière, La Cerise, La 5éme Couche, Cornélius, Éditions 2024, Frémok, Ici Même, Ion, L’Égouttoir, L’Employé du Moi, L’Œuf, Le Lézard Noir, Les Requins Marteaux, Les Rêveurs, Misma, Pré Carré, Radio As Paper, Super Loto, Vide Cocagne, Même Pas Mal, The Hoochie Coochie.

Tout ce beau monde s'est en effet fendu d'un communiqué de presse à charge contre l'organisation du festival.

Après une édition 2016 où le FIBD nous a proposé le pire des best of de ces dernières années ; débutant par l'absence totale de femmes dans la liste des auteurs sélectionnés pour le Grand Prix d'Angoulême, se poursuivant par divers couacs au moment de faire amende honorable, sans parler de cette remise des faux prix qui sonne comme le dernier pétard mouillé d'un festival aujourd'hui face à ses responsabilités.

Ainsi, c'est une refonte quasi-totale qui est demandée de la part d'une (très) grande majorité des éditeurs du monde de la bande dessinée, afin de faire entendre à un FIBD accumulant les fautes grossières que son rayonnement international et la place de la france dans le monde de la Bande Dessinée sont uniques. 

Ces éditeurs n'hésitent pas a appuyer là où ça fait mal par la voix de Guy Delcourt, Président du groupe Bande Dessinée du SNE : "Le Festival doit être repensé en profondeur, dans sa structure, sa gouvernance, sa stratégie, son projet et ses ambitions."

Pour ce faire, les éditeurs en appellent à la nouvelle Ministre de la Culture, Audrey Azoulay, afin que cette dernière désigne un médiateur qui aura la (lourde) tâche de rassembler,  d'écouter, et diriger cette refonte en compagnie de ces derniers ainsi que de l'organisation du festival, qui va bien devoir prendre ses responsabilités auprès des éditeurs. Et parce qu'on aime énormément le FIBD (qui demeure un festival globalement très bien organisé et surtout ô combien précieux dans le paysage français), on rappelera aux différents pontes concernés que les premiers perdants de toute cette histoire (dont l'apogée démarre peu ou proue ici), ce sont les amoureux de BD, bien conscients de la chance qu'ils ont de pouvoir jouir d'un tel rassemblement chaque année. 

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