

Vice d'un homme, vice d'un ordre, vice d'une époque. Découverte dans les tiroirs secrets d'un secrétaire à cylindre, la correspondance du chevalier de Saint-Sauveur court sur tout le XVIIIe Siècle et dessine l'effarant portrait d'un malfaisant. En exposant les turpitudes de l'infâme libertin et la constance de ses infortunes, la publication de ces lettres participera, espérons-le, au triomphe de la Vertu.
New York, 1932. Malgré la grande dépression qui frappe durement l'Amérique, les buildings s'élèvent toujours plus haut dans le ciel de Manhattan et les chantiers prolifèrent. C'est là que travaille Giant, un homme taciturne à la carrure imposante. Ses collègues le chargent d'avertir la famille d'un compatriote irlandais du décès accidentel de celui-ci. Mais, dissimulant la triste vérité, le mystérieux colosse envoie une belle somme d'argent à Mary Ann, la jeune veuve, ainsi qu'une lettre dactylographiée qui pourrait être de son mari... Elle lui répond et commence alors une correspondance régulière, sans que Giant dissipe le mensonge. Vient alors le jour où Mary Ann et ses enfants débarquent à New York...
Bien qu'étant de basse extraction, celui que l'on appelle Le Triste Sir est un des personnages les plus craints et respectés du royaume. Officellement, il ne sert que la cause de son souverain, le roi Philippe Auguste, dont il assure la garde rapprochée. Mais dans l'ombre, appuyé par ses redoutables espions et hommes de main, les Ribauds, il surveille, manipule et parfois élimine ceux qui se mettent en travers de son chemin, dans les bas-fonds autant qu'à la cour. Mais au coeur de l'hiver 1194, en assassinant sauvagement un commerçant bordelais, il va commettre une erreur pouvant le conduire à sa perte. En effet, le lendemain de son acte, il apprend de la bouche du roi que ce commerçant était l'un de ses espions, chargé de déjouer une tentative d'assassinat. Il est alors chargé par le souverain de trouver les «assassins» du commerçant aquitain.