



<div> La vie, comme le jeux d'échecs.Facile à apprendre, amusant à jouer, difficile à gagner... impossible à contrôler ! </div><div>Les portes d'un tram s'ouvrent et un jeune homme flashe sur une femme qu'il ne reverra plus. C'est le point de départ de ce récit choral où les protagonistes, tous en train d'échouer dans leurs relations personnelles, sont comme les pièces d'un jeu d'échecs. Les pions se demandent si ce n'est pas le moment de sacrifier une pièce pour continuer à avancer. Les fous se croisent sans vraiment se trouver. Le cavalier, libre, capable de sauter au-dessus des autres pièces, mais vulnérable car, aussi insaisissable qu'il soit, un cavalier peut être pris par un simple pion. Ils avancent tous, se confrontent, se déplacent dans leur vie comme sur un échiquier. Ils sont tous connectés sans même le savoir et vont jouer une partie qui va changer leur vie.</div>
Dietz, la quarantaine, père de famille, est ingénieur et prof de Judo. Un été, il embarque Volker, musicien apathique et cleptomane notoire, dans un road trip direction Leipzig pour rejoindre Acki. Dès le début, le tant attendu week-end de retrouvailles déraille quand leur vieux copain d’enfance demeure introuvable. Depuis leur chambre d’hôtel, les recherches s’organisent. La visite au musée dérive vers la tournée des bars, le duo insolite vagabonde dans le dédale des rues de Leipzig à la recherche d’Acki, mais ils n’ont pas son adresse actuelle et celui-ci reste aux abonnés absents. Dans sa nouvelle bande dessinée, Max Baitinger questionne la survivance de l’amitié dans la durée, l’absurdité et la fragilité des choses qui nous lient. Dietz incarne la ténacité de ceux qui s’accrochent au passé, insensible au temps qui passe et change les relations. Le personnage, en voulant réunir le triangle amical original, poursuit une chimère, un doux rêve, qui ne le fera pourtant pas revenir à ses jeunes années. Acki est porté par des dialogues facétieux et une certaine poésie de l’errance. Le style Baitinger, insiste sur la fluidité des mouvements, la distorsion des corps et la vitesse du monde. Ce livre confirme, s’il le fallait encore, que son auteur appartient à une nouvelle génération allemande qui fait, littéralement, bouger les lignes.
Avec la traversée d'un XVIIIe siècle impitoyable par deux enfants qui cherchent leur salut dans la pratique de la musique, Soli Deo Gloria offre un récit dur empreint de beauté et d'espoir.Hans et Helma, jumeaux talentueux nés au mauvais endroit, au mauvais moment vont traverser le XVIIIe siècle grâce à leur pratique talentueuse de la musique. Guerre, pillage, famine, épidémie, violence, rien ne sera épargné à ces deux enfants qui vont grandir et réussir à s'émanciper de leur condition grâce à leur travail acharné, parfois sous la contrainte, de leur art. De l'Allemagne pauvre et rurale aux somptueux palais italiens, leur vie sera marquée par les difficultés et les épreuves. Ils devront lutter et se dépasser, parfois au risque de tout perdre.