



Ce n’est pas toujours facile, la fin du monde… Les eaux ont fini par monter, et la plupart des Européens ont dû émigrer. Beth et sa famille ont été accueillies par la Norvège, sur les îles Lofoten. Sur ces terres du bout du monde, battues par le vent et les pluies, ils devront réinventer entièrement leur vie. Il leur faudra apprendre de nouvelles coutumes, un nouveau métier. Mais pour eux et les autres réfugiés climatiques, le temps est à l’adaptation et à l’entraide.
C'est l'été, dans les Alpes. Une famille de loups vit dans la montagne : Stella, Neve, et leurs trois louveteaux. Un jeune berger veille sur un troupeau de brebis, accompagnés de ses deux chiens. Un roman graphique évanescent et profond, en noir et blanc, qui interroge la place des humains dans la nature et leurs rapports ambivalents avec les animaux. Yan, jeune berger d'origine parisienne, monte en alpage pour l'été avec le troupeau de brebis de l'éleveur qui l'emploie. Sa compagne Annah, maraîchère, lance son activité dans la vallée. Les nuits sont fraîches et profondes, parsemées d'étoiles ; ils s'attachent aux animaux, aux paysages, aux montagnards, et à Pato le patou. Plus haut dans la montagne, la tanière des loups est cachée non loin d'une barre rocheuse. Stella et Neve arpentent la forêt, véloces, chassant des mammifères pour nourrir leurs trois jeunes louveteaux. Au début de la saison, une vieille bergère livre une sombre prophétie à Yan et Annah : à cause des loups, un malheur viendra. Quand les loups attaquent le troupeau, au cœur de l'été, c'est un face-à-face violent qui commence. Quel sera le destin des louveteaux, traqués par un chasseur ? Quels choix s'offrent à Yan, entre sacrifice des loups et fatalité de l'abattoir pour les brebis ? Sous les étoiles du ciel alpin, les humains sauront-ils partager la montagne ? Un conte d'été en noir et blanc, au cœur de la nuit anthracite des Alpes, qui interroge notre rapport aux animaux.
Dietz, la quarantaine, père de famille, est ingénieur et prof de Judo. Un été, il embarque Volker, musicien apathique et cleptomane notoire, dans un road trip direction Leipzig pour rejoindre Acki. Dès le début, le tant attendu week-end de retrouvailles déraille quand leur vieux copain d’enfance demeure introuvable. Depuis leur chambre d’hôtel, les recherches s’organisent. La visite au musée dérive vers la tournée des bars, le duo insolite vagabonde dans le dédale des rues de Leipzig à la recherche d’Acki, mais ils n’ont pas son adresse actuelle et celui-ci reste aux abonnés absents. Dans sa nouvelle bande dessinée, Max Baitinger questionne la survivance de l’amitié dans la durée, l’absurdité et la fragilité des choses qui nous lient. Dietz incarne la ténacité de ceux qui s’accrochent au passé, insensible au temps qui passe et change les relations. Le personnage, en voulant réunir le triangle amical original, poursuit une chimère, un doux rêve, qui ne le fera pourtant pas revenir à ses jeunes années. Acki est porté par des dialogues facétieux et une certaine poésie de l’errance. Le style Baitinger, insiste sur la fluidité des mouvements, la distorsion des corps et la vitesse du monde. Ce livre confirme, s’il le fallait encore, que son auteur appartient à une nouvelle génération allemande qui fait, littéralement, bouger les lignes.