Résumé de l'album
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Décembre 1944 La bataille des Ardennes fait rage depuis plusieurs jours. Dans une forêt figée par la neige et le gel, d'ultimes détonations parviennent encore aux oreilles d'un GI Airborne abattu dans la neige. Face à lui, deux enfants impuissants tentent de l'empêcher de mourir. Mais dans son dos, une tache de sang s'agrandit inexorablement. Flash-back. La guerre partout, pour tous. Au milieu d'un ruisseau, Luther Yepsen et un soldat allemand se tiennent mutuellement en joue. Ils hésitent à s'entretuer. L'Allemand finit par rompre l'affrontement et disparaît entre les arbres. Luther regarde sa main gauche ensanglantée. Il lui manque deux doigts, arrachés par une balle. Fouillant désespérement le lit du cours d'eau, il trouve enfin ce qu'il cherche : son annulaire autour duquel se trouve encore son alliance. Délicatement, il la récupère. Sur la crête d'une colline, des SS enfouissent des mines sous la neige. La discorde règne entre les officiers. Evoquant une mystérieuse mission ordonnée par le Reichsführer Himmler en personne, l'un des deux hommes assassine froidement le second. Qui est donc cet Egon Kellerman qu'ils sont chargés de retrouver à tout prix ? Dans un ancien haras, Gabrielle vit seule avec ses deux derniers chevaux. La guerre lui a pris tout le reste. Tout ce qui comptait à ses yeux. Dans une forêt aux contours de brume et de danger, deux enfants perdus sont partis à la rencontre de leurs parents que, dans leur naïveté, ils croient encore vivants. Leur destin commun est en marche. Avec les deux tomes d'AIRBORNE 44 dessinés directement à l'aquarelle, Philippe Jarbinet nous livre un solide récit d'action et un vrai suspense, tout en dressant le portrait intimiste d'une passion inattendue entre un soldat américain et une jeune européenne au coeur de l'une des pires batailles de la Seconde Guerre mondiale. L'omniprésence du danger exacerbe les sentiments et les intérêts, poussant chacun à faire des choix cornéliens qui ne devraient pas être faits en temps de paix. Car une chose est sûre : la guerre ne pardonne aucune erreur et ne fait pas de quartier. Sans avoir l'air d'y toucher et en faisant preuve d'une irréprochable précision dans le moindre détail, Philippe Jarbinet nous entraîne sur les traces d'un pan de l'Histoire qui ne doit jamais tomber dans l'oubli.
« Par Horus, demeure ! » Le souvenir de la Grande Pyramide hante à nouveau Mortimer. Ses cauchemars commencent le jour où il étudie d'étranges radiations qui s'échappent du Palais de Justice de Bruxelles : un puissant champ magnétique provoque des aurores boréales, des pannes dans les circuits électroniques et d'épouvantables cauchemars chez ceux qui y sont exposés. La ville est aussitôt évacuée par l'armée et enceinte d'un haut mur. Mortimer vit depuis lors une retraite morose à Londres, et Blake a gravi les échelons de l'armée où il occupe d'importantes fonctions. Avec le temps, les deux amis d'hier ne se voient plus guère. Jusqu'au jour où Blake vient retrouver Mortimer. Dans la zone interdite, malgré le confinement de l'édifice dans une cage de Faraday, le rayonnement a soudain repris, menaçant d'effacer le contenu de tous les ordinateurs sur terre, y compris les données des banques et de la bourse. Pour venir à bout du rayonnement, l'armée a conçu un plan qui met en péril l'avenir du monde. Pour Blake et Mortimer, malgré leurs vieilles querelles, malgré leur âge, il va s'agir de repartir à l'aventure, vers une Bruxelles abandonnée pour tenter encore une fois de sauver le monde. Et s'apercevoir que la zone interdite n'est pas si abandonnée que cela. Ce qu'ils trouveront là est en lien avec leur aventure passée, celle qui les avait menés au temps de leur jeunesse, vers les mystères de la Grande Pyramide. Dans Le Dernier Pharaon, les Belges François Schuiten, Jaco Van Dormael, Thomas Gunzig et Laurent Durieux mêlent leurs talents respectifs dans le plus grand respect pour la série originelle. Un album fidèle, mais à la fois très personnel, qui prend ses sources au coeur même des aventures de Blake et Mortimer. Un hors-série d'exception !
"Marc Bloch était mon grand-père. Un homme exceptionnel, un savant, un républicain et un patriote acharné dont l'engagement contre le nazisme lui coûta la vie. Historien majeur du XXe siècle, il révolutionna l'histoire en l'ouvrant aux sciences sociales, en brisant les cloisons entre les disciplines et en mettant fin aux récits purement chronologiques. En 1929, il fonda avec Lucien Febvre la revue des Annales, encore vivante aujourd'hui. Soldat des deux guerres, héros de la Résistance, persécuté par les lois anti-juives, arrêté à Lyon, emprisonné et torturé à la prison de Montluc, il fut exécuté par la gestapo, le 16 juin 1944, avec 29 de ses camarades". Suzette Bloch