

Un roi décide d'assiéger le château de son voisin, roi également. Un troisième roi s'ajoute, avec son armée supposée venir en renfort. Bien entendu, rien ne se passera comme on pourrait s'y attendre... Peut-on être vraiment roi sans faire la guerre, comploter ou déclamer de grands discours pour la postérité ? Visiblement, non. Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions. Le Siège est un vrai récit de genre, de l'humour décalé dans une époque médiévale quelque peu alternative, dans lequel on retrouve la fantaisie absurde des grandes références du genre en question, Sacré Graal ou Kaamelott.
New York, 1932. Malgré la grande dépression qui frappe durement l'Amérique, les buildings s'élèvent toujours plus haut dans le ciel de Manhattan et les chantiers prolifèrent. C'est là que travaille Giant, un homme taciturne à la carrure imposante. Ses collègues le chargent d'avertir la famille d'un compatriote irlandais du décès accidentel de celui-ci. Mais, dissimulant la triste vérité, le mystérieux colosse envoie une belle somme d'argent à Mary Ann, la jeune veuve, ainsi qu'une lettre dactylographiée qui pourrait être de son mari... Elle lui répond et commence alors une correspondance régulière, sans que Giant dissipe le mensonge. Vient alors le jour où Mary Ann et ses enfants débarquent à New York...
Au XVIIIème siècle, la Nouvelle France sert de terre d'exil à tous les proscrits fuyant l'Europe. Benjamin Graindal doit échapper à la police royale et, pour sauver sa vie, s'enfonce dans cette terre immense et inconnue. A l'instar des maîtres du roman d'aventures, Jean-François Charles dresse le portrait chaleureux de personnages hors du commun, campe de somptueux décors, et reconstitue avec un soin méticuleux du détail les plus célèbres batailles. A partir du septième tome, il se concentre sur le scénario pour confier le dessin à Ersel qui a su conserver toute la verve et la force évocatrice de ce récit.