



Ils sont six que rien ne rapproche. Simon est prof et il doute. Son métier doit-il se résumer à inscrire des notes sur des bulletins ? Diane cherche à se reconstruire après une opération, à se sentir femme sans se sentir regardée. Nicole agite sa retraite à militer, même si sa fille ne veut plus lui parler. Vieux et usé, Pierre s'emmerde chez lui. Jill est une ado. Elle hésite entre garçons et filles... et elle envie Hugo qui ? lui ? sait, mais sans succès. Rien ne les rapproche sauf le rivage partagé avec une faune intriguée, qui observe ces gens empêtrés dans leurs drames, grands ou petits mais si typiquement humains. Chronique sensible, "Nos rives partagées" narre des existences pas si ordinaires et qui ressemblent aux nôtres. Car même quand le tragique rôde, la vie peut être belle.
Le plateau du Larzac a été au coeur d'une lutte qui a mobilisé des centaines de milliers de personnes à partir de 1971. Tout a débuté lors de l'annonce de l'extension du camp militaire situé sur le plateau. Menacés d'expropriation, les agriculteurs s'engagèrent dans un combat qui, durant une décennie, mobilisa autour d'eux un large et hétéroclite mouvement, dynamisé par les comités sur tout le territoire. À travers cette lutte paysanne, le Larzac reste encore aujourd'hui un symbole de résistance, de mobilisation pour la défense de l'environnement, de l'aménagement du territoire et tout simplement du monde rural.
L'ennemi est aux portes de la cité d'Ur. Bientôt, la ville sera mise à sac et disparaîtra des mémoires. Les heures sont comptées : ce petit groupe de citoyens doit prendre la fuite et protéger quelques braises du feu sacré ; partir, portés par le fol espoir de rejoindre la mythique Agartha, où pourra renaître le foyer d'Ur. Le périlleux voyage pourrait durer des années : les haruspices de Tharsis les laisseront-ils passer ? Y a-t-il encore des spirites en Lémuria ? Agartha existe-telle seulement ? Qu'importe, la flamme d'Ur vacille, alors les exilés poursuivent leur chemin à travers tempêtes, cols enneigés et marais saumâtres. Après Hélios (ed.2024, 2016), et Boule de feu (avec Anouk Ricard, ed.2024, 2019) Étienne Chaize reprend son bâton de pèlerin, pour conter l'histoire d'un groupe luttant pour sa survie dans des paysages immenses et fascinants. C'est une lumière, cette fois, qui guide le cortège ; c'est aussi la lumière qui sublime les images époustouflantes d'Étienne Chaize. Il construit au crayon de bois des compositions d'une maitrise technique rare, pour faire d'Ether un livre qui se contemple autant qu'il se lit. Dessinateur magnétique, démiurge habité par un souffle épique : encore une fois, Étienne Chaize impressionne avec un livre qui relève du miracle.