Un monument de la littérature pour un roman graphique cathédrale.On savait Victor Hugo humaniste ; en relisant Notre-Dame de Paris, on le découvre punk ! Contestataire, drôle et anarchisant ! Non seulement cette épopée nous précipite de la hauteur de cinq siècles, en plein cœur du Paris médiéval, dans une Société brutale et obscurantiste où règnent bûcher, superstitions et haine de l’hérétique, mais dans ce décor fascinant, Hugo nous offre un récit d’une saisissante modernité. Au centre de ce drame, une jeune fille, Esmeralda, ses prédateurs et la cathédrale Notre-Dame comme axe, édifice totémique autour duquel gravitent tous les protagonistes et se tisse le sourd complot des ténèbres.Après les succès de Dracula puis de Frankenstein, Georges Bess nous revient avec le plus emblématique des écrivains français. Il s’associe au souffle hugolien pour nous livrer une magnifique fresque historique, épique et romanesque qui rend hommage à la richesse de l’œuvre originelle. Bess se saisit ici du mythe comme personne ne l’avait fait auparavant avec son imposante maestria graphique et un noir & blanc aussi ensorcelant que le regard d'Esmeralda. C’est un tour de force à grand spectacle, intense et fastueux, peuplé de personnages légendaires !
Fin du 18e siècle. La Révolution est en marche. Mais l'Angleterre est maîtresse des mers. Le roi de France a recours à des armateurs privés qui offrent à des aventuriers la possibilité de s'enrichir sur le dos de l'ennemi. Ainsi est créée la course en mer. Un acte officiel, la « lettre de marque », en fixe le cadre légal. Les corsaires ne sont pas des pirates : ils ne peuvent attaquer que des bateaux en guerre avec leur pays, ou transportant des marchandises ennemies. Or, tandis que la guerre navale se déchaîne, un jeune homme s'apprête à quitter Saint-Malo. Il deviendra un héros de légende. La terreur des océans et de l'Angleterre. Un symbole de courage, d'audace et d'aventure, dont le nom claque comme une voile au vent. Surcouf ! Le Tigre des Mers ! Le futur « roi des corsaires » ! Et voici qu'un mystérieux journaliste du Times, alors naissant, se lance sur ses traces.
Le bandit bien-aimé.Missouri, 1863. En pleine guerre de Sécession, la ferme des James est saccagée par une patrouille nordiste. Leur brutalité marque au fer rouge le jeune Jesse, qui n’aspire plus qu’à se venger ! Fervent partisan de la cause du Sud, il rejoint les Bushwackers de « Bloody Bill » Anderson dans leur guérilla meurtrière, apprenant à piller, voler et tuer sous couvert d’une morale viciée par le traumatisme de la guerre civile. Au rétablissement de la paix, la rancœur, le sentiment d’injustice et l’humiliation de la défaite le précipitent dans une carrière criminelle. Dans une surenchère de la violence, les quinze années qui suivent voient s’enchaîner les braquages de banques, les attaques de trains et de diligences, les règlements de comptes et les chevauchées sauvages… Jesse, son frère Frank et leur gang sont devenus les ennemis publics numéro un d’un pays qui peine à panser ses blessures, une partie de l’opinion sudiste voyant en lui un héros populaire, une sorte de justicier au grand cœur s’en prenant aux nantis pour venger l’honneur des vaincus.Christophe Regnault et Dobbs reprennent habilement les codes classiques du genre pour nous offrir un western dense et violent servi par une mise en scène puissante à l’atmosphère crépusculaire. Accompagné par l’historien Farid Ameur, spécialiste de la conquête de l’Ouest américain, ils nous entraînent, dans un fracas de sabots, sur les pas d’une figure légendaire qui n’a pas fini de fasciner les esprits.