

Philippe est un gent honnête. Comme beaucoup d'êtres ordinaires, il mène une vie ordinaire avec des enfants désormais grands, une belle maison, une mère parfois trop envahissante, une existence sans autre accroc que ceux de n'importe qui, en somme. Sauf qu'un jour, un licenciement aux motifs eux aussi ordinaires précipite Philippe dans l'abîme. En un rien de temps, il perd tout et se retrouve à la rue. Un désastre qui lui fera ouvrir les yeux sur la réalité et lui apprendra à voir le monde tel qu'il est : absolument bouleversant. En quatre volumes, parus sous le label "Aire Libre" de 2014 à 2016, Gibrat et Durieux ont offert à la bande dessinée l'une de ses chroniques les plus vibrantes. Récit doux-amer de la tragicomédie d'une vie parmi tant d'autres, cette histoire ici réunie pour la première fois en intégrale offre le panorama d'une vie ballottée d'amours en amitiés, d'échecs en réussites, de rencontres en adieux, une vie qui accuse son lot de tourments et d'instants de grâce, jamais définie, toujours en mouvement. Une échappée romanesque qui ne serait rien sans la force émotionnelle soulignée par ses auteurs, dont l'alchimie se distille tout au long des pages. En toute honnêteté : magnifique.
Aujourd'hui, Philippe fête son anniversaire. 53 ans, déjà. Sa maison est confortable, ses enfants sont grands, sa mère est bavarde, son nouveau vélo est magnifique. Une belle tranche de vie, dans la simplicité, l'honnêteté. Mais celui qui empoisonne le gâteau, c'est le patron de Philippe quand il lui annonce son licenciement. Victime collatérale de la mondialisation, Philippe coule à pic. Perd tout, même son toit. Mais cette plongée au coeur de lui-même va lui permettre d'ouvrir son regard sur les autres. Les gens honnêtes n'ont rien d'ordinaire. Chronique de la tragi-comédie du quotidien, Les gens honnêtes marque la rencontre entre deux auteurs réunis par la tendresse qu'ils éprouvent pour leurs personnages. Jean-Pierre Gibrat, au scénario, et Christian Durieux, au dessin, savent faire vibrer à l'unisson la parcelle indicible de la création romanesque: son humanité.
Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c'est la vie de tous qui est chamboulée. Mais pour Gabriel, ce sera encore plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n'a jamais pris le temps d'être père. Des premiers contacts un rien distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d'imaginer.