

Quelle magnifique bande dessinée…même si le terme approprié tiendrait plus de chef d’œuvre que de bande dessinée. Nous sommes face à l’incarnation même de l’imaginaire de ce que l’on peut se faire de Don Quichotte en lisant le roman et les quelques planches couleurs viennent encore plus renforcer cet imaginaire puisque (...) Voir le commentaire
Juste ... Exceptionnel ! Plus qu'une bédé, une œuvre d'art ! Jamais en 40 ans une Bande dessinée ne m'avait autant entousiasmée
Une adaptation très fidèle à l'esprit et l'histoire du livre, tout en utilisant les ressources possibles du médium. Un petit bijou à lire et relire
Le bandit bien-aimé.Missouri, 1863. En pleine guerre de Sécession, la ferme des James est saccagée par une patrouille nordiste. Leur brutalité marque au fer rouge le jeune Jesse, qui n’aspire plus qu’à se venger ! Fervent partisan de la cause du Sud, il rejoint les Bushwackers de « Bloody Bill » Anderson dans leur guérilla meurtrière, apprenant à piller, voler et tuer sous couvert d’une morale viciée par le traumatisme de la guerre civile. Au rétablissement de la paix, la rancœur, le sentiment d’injustice et l’humiliation de la défaite le précipitent dans une carrière criminelle. Dans une surenchère de la violence, les quinze années qui suivent voient s’enchaîner les braquages de banques, les attaques de trains et de diligences, les règlements de comptes et les chevauchées sauvages… Jesse, son frère Frank et leur gang sont devenus les ennemis publics numéro un d’un pays qui peine à panser ses blessures, une partie de l’opinion sudiste voyant en lui un héros populaire, une sorte de justicier au grand cœur s’en prenant aux nantis pour venger l’honneur des vaincus.Christophe Regnault et Dobbs reprennent habilement les codes classiques du genre pour nous offrir un western dense et violent servi par une mise en scène puissante à l’atmosphère crépusculaire. Accompagné par l’historien Farid Ameur, spécialiste de la conquête de l’Ouest américain, ils nous entraînent, dans un fracas de sabots, sur les pas d’une figure légendaire qui n’a pas fini de fasciner les esprits.
Gaston, c'est un des personnages les plus sympathiques de toute la bande dessinée franco-belge. Né il y a 66 ans sous le crayon d'André Franquin, Gaston est au début un antihéros paresseux qui très vite va devenir un personnage à l'imagination et à l'énergie débordantes (tant qu'il ne s'agit pas de travailler). La série comporte une galerie de personnages réjouissante : Moizelle Jeanne, l'amoureuse transie de Gaston (qui ne capte aucun des signaux qu'elle envoie) ; M. De Mesmaecker, l'homme d'affaires irascible qui n'arrive jamais à signer des contrats ; Prunelle, le patron stressé de Gaston, victime favorite de ses inventions, etc. « Gaston » est sans conteste la série la plus drôle de l'histoire de la bande dessinée franco-belge, servie par un graphisme expressif et ultra dynamique.Afin de respecter au mieux l'esprit et l'oeuvre de Franquin, Delaf a réalisé un travail d'analyse extrêmement méticuleux . Le résultat est incroyable et magnifique !
Il s'appelle Louis-Charles Bouteloup. Fraîchement diplômé de la Faculté de Médecine, il se retrouve en première ligne, à Fleury, en décembre 1915. Il commande une ambulance hippomobile, surnommée l'As de Pique parce qu'elle est connue aussi bien pour le courage de ses infirmiers, que pour leur manque de soumission au Règlement. Bouteloup est un nom qui compte en politique, car le baron Horace, père de Louis, est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l'élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau. Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu'à la rébellion.