


















Gaston, c'est un des personnages les plus sympathiques de toute la bande dessinée franco-belge. Né il y a 66 ans sous le crayon d'André Franquin, Gaston est au début un antihéros paresseux qui très vite va devenir un personnage à l'imagination et à l'énergie débordantes (tant qu'il ne s'agit pas de travailler). La série comporte une galerie de personnages réjouissante : Moizelle Jeanne, l'amoureuse transie de Gaston (qui ne capte aucun des signaux qu'elle envoie) ; M. De Mesmaecker, l'homme d'affaires irascible qui n'arrive jamais à signer des contrats ; Prunelle, le patron stressé de Gaston, victime favorite de ses inventions, etc. « Gaston » est sans conteste la série la plus drôle de l'histoire de la bande dessinée franco-belge, servie par un graphisme expressif et ultra dynamique.Afin de respecter au mieux l'esprit et l'oeuvre de Franquin, Delaf a réalisé un travail d'analyse extrêmement méticuleux . Le résultat est incroyable et magnifique !
Je vais bien (je pense) s’intéresse à la pression de performer que l’on s’impose, à ce rapport entre l’image qu’on projette et ce que l’on ressent et au fardeau de la charge mentale qui ne nous quitte jamais. On y explore la difficulté de répondre à ses propres besoins et le déchirement entre ce que l’on souhaite et ce que l’on fait. Le bonheur époustouflant que c’est d’être parent n’a d’égal que les défis et les difficultés que ça comporte. Bach nous offre un livre à la forme exploratoire, parfois doux, parfois dur, qui se prend comme un guide pour passer à travers la grisaille et nous rappeler qu’on n’est pas tout seul.