

Après la crise sanitaire ouverte par l'irruption de la Covid 19 les questions relatives à la santé, à la maladie et aux épidémies ont pris une très grande importance. L'ouvrage pluridisciplinaire traite des corps malades, principalement affectés par des animalcules dans les récits graphiques. Le mot, forgé au XVIIe siècle, désigne des animaux tellement minuscules qu'il est impossible de les apercevoir à l'oeil nu. Dans les imaginaires collectifs, la peste occupe une place à part et hante les sociétés d'aujourd'hui. Mais plus largement encore, les bandes dessinées abordent des questions relatives aux attitudes face à la pandémie ou à certaines autres maladies : le déni, le refus, l'acceptation, le désespoir… Toute la gamme des comportements est abordée : de la fuite à l'isolement, de la désinvolture aux mesures radicales, des conduites égotistes à la solidarité sans faille, du désespoir au massacre. Sans équivalent, ce livre permet de mieux comprendre les perceptions et les représentations de la santé au sens large, des peurs et des espoirs qu'elle suscite. Qu'elle soit fictionnelle ou du réel, la bande dessinée devient ainsi un miroir des états d'âme des sociétés d'aujourd'hui.
Donner la vie et… trouver la mort ! Tel est le destin tragique qui menace les futures mères venant accoucher au sein de l’hôpital de Vienne, au cœur du XIXe siècle. Refusant la fatalité, Ignace Philippe Semmelweis, un jeune médecin, fier, passionné et idéaliste va se battre, contre les conventions de son époque, mais aussi contre sa propre hiérarchie, pour tenter de vaincre le mal mystérieux qui terrasse ces innombrables femmes. Ignace et les tueurs inaperçus retrace le parcours incroyable et authentique d’un homme à l’origine de la découverte médicale majeure, permettant sans doute de sauver le plus de vies dans l’histoire de l’humanité. Et pourtant elle a d’abord été rejetée par la communauté des médecins. L’auteur Benjamin Hofseth, nous entraîne dans un univers aux échos gothiques, sur les traces d’une figure historique dont la modernité et les méthodes d’investigation scientifiques innovantes rappellent le célèbre détective Sherlock Holmes, inventé par un autre médecin : le romancier Sir Arthur Conan Doyle.
Fin des années 1950, c'est le jour de la rentrée dans la faculté de médecine de Santiago, au Chili. Le président livre un discours inaugural dans lequel il annonce aux jeunes étudiants qu'ils font désormais partie de l'élite de la nation et les alerte sur la responsabilité qui en découle. Il insiste sur ce point en s'adressant directement aux deux seules femmes qui se sont assises cette année-là sur les bancs de l'université. Elles devront faire leurs preuves dans un milieu quasi exclusivement masculin. Aurora, l'une des deux, s'inquiète plus des préjugés des hommes que de ses capacités : brillante et rigoureuse, elle est arrivée troisième au concours d'entrée. Heureusement, une fois l'année commencée, elle sera vite remarquée par ses camarades, qui la nommeront cheffe de groupe en cours d'anatomie. Mais alors qu'elle dissèque le coeur des cadavres qui sont mis à la disposition des étudiants, le sien se met à battre pour l'assistant du professeur. Dans un monde d'hommes où une femme doit se montrer dure pour être respectée, Aurora laissera-t-elle entrer l'amour dans sa vie ?