

De 1942 à 1943, Georges Koiransky est interné au camp de Drancy. Il réalise des croquis pour saisir sur le vif la vie du camp et des internés et tient un journal. Adaptée de ses écrits, cette BD est un témoignage sincère et poignant de l'internement. Juillet 1942. Arrêté parce que juif, Georges Koiransky est interné à Drancy, camp de transit administré par Vichy. Il y observe la faim, la violence et les déportations. Malgré les risques encourus, il consigne tout par le dessin, seul remède contre l'enfermement et la peur. Ses croquis, ses écrits, récupérés clandestinement par sa femme, deviennent un témoignage unique sur la vie des internés.
Strasbourg, 19ème siècle. Deux lieutenants de l'armée de Napoléon 1er s'opposent dans un duel qui sera le premier d'une longue série. À chaque rencontre, lors de campagnes militaires, les deux hommes s'opposeront sans raison apparente... À Strasbourg, en 1800, alors que Bonaparte est sur le point de s'engager dans la seconde campagne d'Italie, les troupes du général Treillard chassent l'ennui en se battant en duel. Après une vive altercation entre Armand d'Hubert et Gabriel Féraud, une lutte de dix années va mettre aux prises deux des plus valeureux soldats. Les deux hommes chercheront à venger leur honneur bafoué.
Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.