

Ayako est une fille de la honte. Née de l'union incestueuse de son père et sa soeur, elle devra vivre cachée dans la cave de la maison familliale de 4 à 18 ans. Comment peut-elle alors se construire ? N'ayant pour seule visite que son frère, dont elle tombe amoureuse. Un véritable drame, très émouvant !
Contrairement à l'impression suggérée par son titre, Le Journal de mon père n'est pas un récit autobiographique. Jirô Taniguchi a simplement «planté» son scénario à Tottori, sa ville natale, où il a tant de repères et de souvenirs. Le héros de cette histoire s'appelle Yoichi Yamashita et travaille à Tokyo dans une agence de design. Apprenant la mort de son père, il revient après une très longue absence à Tottori, la ville qui l'a vu grandir. Au cours d'une veillée funèbre très arrosée, le passé des années 50 et 60 ressurgit : l'incendie qui a ravagé la ville et la maison familiale, le dur labeur pour la reconstruction, le divorce de ses parents, ses souffrances d'enfant. Lors de cette veillée, chaque membre de la famille apporte un éclairage nouveau sur la personnalité de ce père que Yoichi tenait jusque-là pour responsable du désastre familial. Le fils réalise finalement, mais trop tard, qu'il a sans doute été le seul responsable de leur douloureuse incompréhension.
Taniguchi met ici en scène la rencontre entre deux adolescentsdans le Japon de l'entre-deux guerres (1925-1932). Tomoji vit dans la campagne japonaise au nord du mont Fuji tandis que Fumiaki fait ses premiers pas de photographe à Tokyo. L'auteur nous fait découvrir avec sa sensibilité habituelle ce qui va unir ces personnages. Une histoire inspirée de personnages réels qui fonderont par la suite une branche dérivée du bouddisme. BD Ado-Adultes