

L'homme le plus flippé du monde, alter ego de l'auteur, tente chaque jour de survivre à son odyssée dans cet univers impitoyable qu'est la vie moderne : couloirs de métro, TGV, soirée, covoiturage... Autant de situations où tous ses sens fébriles sont mis à mal. Survivra-t-il à cette aventure impitoyable, ou finirat- il prostré chez lui à s'empiffrer de séries, vaincu par le monde réel et ses dangers ?
Farideh Tehrani est la benjamine de sa famille. Petite dernière, elle est aussi née après la guerre Iran - Irak (1980 - 1988) contrairement à ses soeurs, ce qui lui donne une position très à part dans cette famille marquée autant par l'engagement politique et militaire que par le silence. Remontant les strates du temps, entre les imprécisions et un certain laconisme, Farideh tente de reconstruire ce passé auquel elle n'a jamais accès et qui pourtant inonde son existence. Elle interroge ses parents, retrace leur engagement au front. Travaillant à restituer ce qui est perdu, Farideh Tehrani nous offre une belle réflexion sur la fabrique des mémoires, et sur la façon dont nos héritages travaillent nos existences.