

Une bonne adaptation du livre qui ne produit pas vraiment le même sentiment que lors de la lecture du livre. J'ai moins ressenti l'horreur, la monstruosité et la folie. Les dessins et le découpage sont par contre super sympas. Ça se lit bien.
Un premier volume angoissant au dessin très pertinent qui crée beaucoup d'attentes pour la suite
Sexy et brillante infirmière du St Mary Hospital de Londres, Alice Matheson pourrait être chirurgien, elle en a les capacités, les nerfs d'acier, le Q.I, mais ce serait s'exposer inutilement. Car Alice est un ange de la mort, une psychopathe froide et calculatrice qui assassine ses victimes parmi les patients en phase terminale de l'hôpital. Elle mène une double vie, qui se complique le jour où une de ses victimes se relève malgré la dose mortelle qu'elle vient de lui administrer. Londres vit alors les premières heures d'une épidémie d'un genre nouveau : les morts marchent. Et même pour un serial-killer, tout cela a quelque chose de perturbant. L'hôpital est sur le pied de guerre et ce n'est pas peu dire, l'armée investit aussi les lieux pour protéger les vivants des morts. L'hôpital s'organise pour traiter les patients et trouver une solution à l'épidémie. Avant le jour Z, Alice était une anomalie, désormais, les autres sont de pire en pire. Finalement, elle ne s'est jamais sentie aussi vivante qu'au milieu des morts.
Le cauchemar d’un monstre.La folie d’un homme.Dans ce XIXesiècle d'innovations techniques et de révolution industrielle, la littérature anglaise a produit des figures fantastiques iconiques qui sont toujours vivantes aujourd'hui. C'est le cas du Frankenstein de Mary Shelley et de son héros au destin tragique. Un proscrit rejeté de tous et en premier lieu par celui qui le façonna. De son délire narcissique est né un être colossal et effrayant qui témoigne de sa capacité à aimer, de son besoin de se relier et qui est condamné à la solitude, à la souffrance, à l'incompréhension et au rejet. Car cette « chose » innommable, cette monstruosité, à qui la postérité donnera le nom de son créateur, est un agglomérat de cadavres auquel Victor Frankenstein a donné la vie. Dans la lignée de son magistral Dracula, Georges Bess signe une adaptation somptueuse du Frankenstein de Mary Shelley. On y retrouve la magie de son noir et blanc profond et élégant qui sublime la dramaturgie du récit. Une oeuvre grandiose, où le trait acéré et l'encrage puissant de l'auteurexpriment dans chaque case le souffle romantique de cette histoire. Celle du cauchemar d'un monstre et de la folie d'un homme. Une pépite graphique incontournable.