



Voici le voyage de Judas Iscariot à travers la vie et la mort, cherchant un sens et une place dans " La plus grande histoire jamais racontée ", puisque toutes les histoires ont fondamentalement besoin d'un vilain.Judas Iscariot est l'une des figures les plus tragiques de la Bible - un acolyte, un traître, un antagoniste. Mais sans Judas, l'histoire de Jésus ne fonctionnerait pas. Avant sa naissance, il était déjà esclave de l'histoire et dans une religion fondée sur la rédemption et le pardon, un homme devait se sacrifier pour sauver l'humanité... mais cet homme ne se nommait pas Jésus. Voici son histoire, depuis son suicide jusqu'au tréfonds des enfers. Écrit par Jeff Loveness (Apparition dans le ciel de Berlin-Est, Nova...), nominé aux Emmy Awards et WGA, et illustré par Jakub Rebelka (Le Dernier Jour de Howard Phillips Lovecraft), Judas est une odyssée visuellement saisissante qui suit Judas Iscariot à travers les profondeurs de l'enfer dans une histoire puisée entre les lignes de la Bible et des supposées hérésies dont l'Évangile de Judas fait partie.
Après s'être attaché à déconstruire Pinocchio, Winshluss s'attaque au livre de contes et de légendes le plus lu au monde : la Bible. Un narrateur extérieur, Saint Franky (Saint François d'Assise), guide le lecteur, en portant une vision particulièrement acerbe, à travers les différents épisodes marquants de l'Ancien et du Nouveau Testament. Tout comme Pinocchio investissait les multiples parties de l'âme humaine, In God We Trust s'attelle à envelopper la Bible de plusieurs auras. Allant de la parodie du comic book (God vs Superman) à la tragédie (sic) adultérine et les difficultés que peut traverser une famille monoparentale, en passant par une étude sur la disparition des dinosaures, la densité du livre ne laissera au lecteur aucun répit. Ponctuées d'anecdotes inédites, les fabuleuses aventures de Dieu narrées par Winshluss nous en apprendront plus sur ce mystérieux personnage.
Joann Sfar cherche depuis trente ans à inviter son lecteur dans le monde juif. Tous ses récits sont des appels désespérés à la fraternité. "La Synagogue" marque sans doute le début de son épopée la plus intime. Cette fois, il va moins loin que l'Algérie du chat ou que l'Ukraine de "Klezmer". Il a fallu qu'il se trouve sur un lit d'hôpital en 2021 pour que le dessinateur ose enfin raconter ses vraies aventures d'adolescence. C'est une génération qui se sent coupable d'être née après Hitler et de ne pouvoir le combattre. Des gosses poings serrés qui se disent que les fils de bourgeois déguisés en skinheads qui croisent leur route ne seront pas des ennemis à la hauteur de leur chagrin. C'est l'histoire des Juifs de France qui rêvent d'être comme tout le monde mais qui ne savent pas comment se rendre utiles lorsque des bombes commencent à exploser dans les synagogues. Derrière le plaisir du dessin et des bagarres, un récit salutaire pour rappeler aux jeunes ce que fut le Front National quand il ne faisait pas semblant d'être un parti comme les autres. "La Synagogue" est un récit qui rappelle la permanence des extrémismes politiques et la nécessité de les combattre, même si cette lutte doit être recommencée à chaque génération.