

Trois femmes, trois vies, trois continents, une même soif de liberté. Des tréfonds de L'Inde pauvre aux immenses buildings canadiens, en passant par la flamboyante Sicile, le destin de Smita, Sarah et Giuila, liées sans le savoir, tisse une tresse d'espoir et de solidarité. Un voyage au coeur de la condition des femmes du monde moderne et un hommage à toutes celles qui se battent pour leur liberté.
En Iran, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants, il ne peut donc être poursuivi pénalement s'il s'en prend à sa progéniture. De là découle en partie la construction de la société iranienne où l'homme a les pleins pouvoirs, notamment sur les femmes, en toute impunité. Mansoureh Kamari se souvient ici de son enfance et de son adolescence sous ce joug masculin. Elle expose des faits : les interdictions multiples (rire, chanter, danser, aimer), la possibilité d'être mariée à 9 ans, exécutée à 15, après avoir été violée... Elle raconte les agressions sexuelles répétées, dans la rue, le taxi, chez le médecin, à la fac... Et la peur constante, l'impuissance, l'incapacité à maîtriser son destin. Mais Mansoureh a fuit l'Iran, elle a réussi à sortir de cette oppression permanente, et cet album est aussi l'histoire d'une métamorphose, celle d'une femme recouvrant sa liberté.