

Une belle histoire, émouvante et tendre à la fois. Le dessin est parfaitement en corrélation avec l'histoire. J'ai beaucoup aimé.
Une nervosité dans les traits et de la douceur dans les couleurs pour cette magnifique adaptation BD d'un roman introspectif qui interroge la solitude et la mort... l'auteur d'un océan d'amour" nous raconte encore ici merveilleusement le lien qui nous unit à travers les gestes et les choses simples...
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites, censés les aider dans leur voyage. Sous la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur périple ? Après "Le Rapport de Brodeck", Manu Larcenet adapte de nouveau une oeuvre majeure de la littérature. Couronné par le prix Pulitzer en 2007, "La Route" de Cormac McCarthy, a connu un grand succès et a été adaptée au cinéma en 2009 avec Viggo Mortensen dans le rôle principal.
Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu'il trouve qu'il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu'il en a marre de photographier des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l'appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : J'aurai un petit lapin et je l'appellerai Georges, et je le garderai contre mon coeur. Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s'inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu'il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin. Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d'un caractère affirmé), qui se fait charcuter par le gros chien d'un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. J'ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d'égout, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d'égout : il fera juste ce qu'il faut pour retrouver Émilie. C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible, écrit Larcenet. C'est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle de cette drôlerie complice qui évite l'ironie et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d'Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d'une renaissance, est l'album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur en attendant le suivant.
Archéologues acharnés contre dinosaures aquatiques ! Spirou et Fantasio accompagnent Martin, un archéologue aussi passionné qu'hystérique, dans ses recherches en méditerranée. Grâce au sous-marin prêté par le comte de Champignac, ils découvrent une statue gigantesque provenant d'un navire naufragé et qui semble appartenir à une civilisation totalement inconnue à ce jour ! De retour à Champignac, nos amis voient débarquer d'un hélico le célèbre Bill Callaway, richissime archéologue aux méthodes très contestées dans la profession. Tandis que Spirou va rester fidèle à Martin, violemment opposé à toute collaboration avec Callaway, Fantasio va se laisser séduire par le milliardaire, sa jolie assistante et ses moyens colossaux. Aidés par Thian, une jeune universitaire indonésienne spécialiste en la matière, Spirou et Martin vont remonter la piste de l'artefact jusqu'en Nouvelle-Zélande. Là-bas, ils découvrent que la statue aurait été taillée pour rejoindre Rae Kauwheke, une cité engloutie gardée, selon la légende, par des monstres géants : les " Taniwhas " qui, excités par les fouilles brutales de Callaway, les Taniwhas vont sortir des profondeurs pour se venger des humains !