

Jones est élève officier à l'école de la Navy de Patuxent River où elle doit réussir les dures épreuves de l'entraînement au pilotage de plusieurs types d'appareils volants, ainsi que le rigoureux apprentissage des techniques de close-combat dont on sait qu'elle deviendra experte, mais dont on découvrira la difficulté. En parallèle, son frère Marcus s'est évadé d'un pénitencier en compagnie de deux dangereux activistes amérindiens ; il accompagne ces derniers qui viennent de s'emparer de l'îlot d'Alcatraz et défient les autorités américaines en exigeant l'obtention de Droits Civiques. Ils ont pris en otage une centaine de sympathisants naïfs venus apporter leur soutien à la cause indienne et introduit un véritable arsenal sur Alcatraz et sont prêts à déclencher un bain de sang pour parvenir à leurs fins... De quoi provoquer une intervention des « Spads » du général Ben Carrington, qui se trouve être le tuteur d'une certaine sous-lieutenant bien connue des lecteurs de XIII... Entre la jeunesse de Jones, retracée dans Little Jones, et ses faits d'armes racontés dans la série de Van Hamme et Vance, il restait des zones d'ombre à explorer dans sa vie mouvementée. Il fallait bien une trilogie, signée par Yann et Taduc, pour lever le voile sur le destin de cette femme pas comme les autres...
La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs. Du moins jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale ne sépare la famille, envoyant Madeleine, atteinte de tuberculose, dans un sanatorium. Sans doute le pire endroit possible pour que l'adolescente têtue réalise un projet fou et nécessaire : entrer dans la Résistance. Madeleine y parviendra pourtant, sous le nom de code "Rainer", devenant une actrice et un témoin privilégié de son temps. Un destin exceptionnel qu'elle raconte aujourd'hui dans une première trilogie qui l'est tout autant, nourrie des milliers de détails d'une mémoire qui n'a rien oublié...
En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous. À la manière d'un Goossens ou d'un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait. Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte... Reuzé n'épargne rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Côté dessin, il singe la BD contemporaine qui n'hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l'aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !