Carnets de voyage, découverte intime d'un pays, histoire de l'art, modernité, tradition, vagabondages, réflexions, respirations... Ces cahiers nous invitent à un bien beau voyage, de ceux qui éblouissent le regard mais aussi qui ouvrent l'esprit ...


Carnets de voyage, découverte intime d'un pays, histoire de l'art, modernité, tradition, vagabondages, réflexions, respirations... Ces cahiers nous invitent à un bien beau voyage, de ceux qui éblouissent le regard mais aussi qui ouvrent l'esprit ...
Tiré d'un classique de la littérature haïda, ce roman graphique spectaculaire tout couleur nous raconte l'histoire tragique d'un chef autochtone si aveuglé par la revanche qu'il conduit sa communauté vers la guerre et la destruction. Red est le fier chef d'un petit village dans une des îles de la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique. Sa soeur qui a été enlevée jadis par des pilleurs est localisée récemment dans un village environnant. Red s'engage à la sauver et à prendre sa revanche sur ses ravisseurs. Le livre comprend 108 pages illustrées et peintes à la main. Il est un métissage adroit entre l'imaginaire haïda et le manga japonais. Cet impressionnant roman d'action graphique sonne l'alarme sur les effets dévastateurs de la rage et de la vengeance.
Cette bande dessinée nous plonge dans l’intimité du grand âge, entre mémoire paysanne, stratégies d’adaptation au vieillissement, et sentiment d’appartenance à un lieu rude mais familier. Lily, ancienne institutrice, écrit ses pensées sur la vieillesse ; Louise évoque les parcours migratoires oubliés ; Berthe, aidante de son mari, oscille entre charge mentale et sentiment de liberté retrouvée. La narration de leur quotidien met en scène la nécessité de l’entraide et les efforts déployés pour rester vivre chez soi malgré l’éloignement des services, la solitude quand la famille n’est pas proche, la peur de tomber dans des rues sans trottoirs, mais aussi la beauté persistante du paysage. Cette bande dessinée aborde des sujets tels que la dignité, les contraintes du maintien à domicile, le poids des solidarités portées par les femmes et l’importance du sentiment d’appartenance. Pensée comme un outil de restitution et de vulgarisation, cette bande dessinée ouvre un espace de débat sur les enjeux du vieillissement, du care, de l’âgisme, et sur la manière dont nous voulons vieillir.
Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.