Résumé de l'album
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Une fresque historique dans une superbe intégrale !1533, Calabre. La vie de Giovanni Tratore est bouleversée par la rencontre avec Elena, une noble vénitienne dont le navire s’est échoué près de son village. Une fois les Vénitiens partis, Giovanni est hanté par le désir de retrouver la jeune femme. Mû par cette passion insensée, le paysan quitte sa région natale et remonte l’Italie jusqu’à Venise. La quête amoureuse devient alors chemin initiatique, ponctué de rencontres avec des personnages étranges et érudits, mais aussi thriller théologique dès lors que Giovanni se voit confier par un astrologue une lettre porteuse d’un message explosif destiné au pape…L’Oracle della Luna est un récit captivant, dont les cinq tomes sont ici réunis en une superbe intégrale. Fresque historique dont l’intrigue se déroule au cœur d’un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, roman d’amour et d’aventures, méditation sur le thème du destin et du libre arbitre.
L’histoire vraie derrière le tableau : une enfant face aux regards du monde. En mars 1593, l’Italie découvre un tableau stupéfiant, le portrait d’une jeune fille en habit noble et au visage couvert de poils. Le jeune modèle s’appelle Antonia Gonsalvus, dite Tognina. Atteinte d’hypertrichose, une maladie méconnue à l’époque, Tognina qui n’a guère plus de 13 ans, souffre d’une pilosité excessive. « Offerte » à la marquise Donna Isabella Pallavicina, comme jadis son père fut offert à la cour d'Henri II, Tognina grandit sous la tutelle de sa maîtresse et des regards du monde. Enfermée dans un rôle qu’elle n’a jamais choisi, perçue tour à tour comme une curiosité ou une bête sauvage, Tognina sait que son visage est sa prison. Pourtant quand la peintre Lavinia Fontanalui demande de poser pour elle, Tognina accepte… À une époque où la beauté est jugée l’apanage du divin, Lavinia cherche-t-elle à dépasser les apparences ? Espère-t-elle toucher l’âme de son sujet ou rendre l’humanité, que les hommes, l’Église et la société ont refusée à cette enfant ? Durant les longues heures de travail que nécessite ce portrait, une complicité va naître et peu à peu, entre la femme admirée et la jeune fille rejetée, va se tisser un lien profond. Derrière les apparences, Lavinia découvre bientôt un être sensible et intelligent. Mais une toile suffira-t-elle à réconcilier Tognina avec sa nature ? Dans un univers où le monstre n’est pas celui que l’on croit, cette œuvre va révéler les peurs et les superstitions, le désespoir et l’hypocrisie. Ce qui devait n’être qu’une commande mondaine pourrait devenir une rencontre décisive qui va bouleverser à jamais le destin des deux femmes aux prises avec les conventions de l’époque, le regard de Dieu et celui des hommes…Après Les Yeux Doux, le duo Corbeyran & Michel Colline nous plonge dans la genèse d’une œuvre conservée aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Blois. À travers cette fiction historique qui revient sur l’existence de Tognina, atteinte d’hypertrichose, les auteurs soulèvent des thématiques fortes et universelles comme la liberté, la foi ou la justice. Un album délicat, émouvant et plein d’humanité, qui aborde en toile de fond la place des femmes et le rôle de la peinture.
« La Beauté sauvera le monde ! » C’est le récit de l’itinéraire peu commun d’une autrice peu commune, qui est parvenue à associer intelligemment son goût pour les arts graphiques, la littérature et la nature. Au point d’être la première représentante de la bande dessinée à revêtir le bel habit vert sous les ors de la coupole de l’Académie des Beaux-Arts. Et c’est avec grande énergie, sincérité et humour qu’elle se confie à Thierry Groensteen sur son parcours, son lien profond avec la nature et sa passion pour ceux qu’elle appelle affectueusement ses « hommes de lettres » et tous ses maîtres en dessin, mais aussi son goût pour les comédies musicales et les arts visuels. Ainsi, avec son aisance coutumière, elle se confie sur son rapport à l’art et aux musées, convoquant tour à tour Proust et Natsume Soseki, Claire Bretécher et ses camarades de Charlie hebdo, Delacroix et Géricault mais aussi Hockney et Rothko. Elle se confie sur sa quête de Beauté pour se sauver de la barbarie qui a croisé soudainement son chemin, et achève d’évoquer son panthéon par le philosophe et naturaliste américain Henry Thoreau, grande figure de l’écologie à qui elle consacre son dernier ouvrage en date. Convaincue que la Beauté sauvera le monde, à coup sûr, Catherine Meurisse réalise le grand écart sur le pont des Arts ; suivons la dans cette vive farandole.