Une œuvre à lire en urgence. On découvre avec effroi le quotidien d'habitants juifs en Pologne dans les années 30. Des sentiments de tristesse, rage mais aussi d'impuissance nous animent. La deuxième partie, qui amène le héros dans un camp fait également froid dans le dos. Enfin, j'ai trouvé impressionnante (...) Voir le commentaire
La liberté n'existe que si elle est universelle1846, Saint Pierre, Martinique. Eliza Huc quitte le couvent Sainte Agnès pour retourner au domaine familial, une plantation de békés tenue par sa famille depuis plusieurs générations. Alors que son père et son frère sont encore au continent, Eliza doit subir l'autorité martiale de son grand-père, un homme dur et ancré dans une vision ancienne du monde. Comme aux pires temps de la traite négrière, pourtant interdite depuis plus de vingt ans, celui-ci continue d'exploiter, persécuter, fouetter et violer les femmes et les hommes qui travaillent sur sa plantation. Mais le monde est en train de changer. À Paris comme partout en métropole, l'esclavage est vu comme une monstruosité anachronique. Huc a beau être l'un des planteurs les plus réactionnaires de l'île, il devra plier lui-aussi. Eliza sera celle qui lui montrera que personne ne va contre l'Histoire.Entre récit d'aventure féministe et saga familiale, Stéphane Piatzszek et Gilles Mezzomo nous racontent la fin de la plantation esclavagiste aux Antilles à travers les yeux d'une jeune femme éprise de liberté.
Nouvelle-Orléans, 1961. Louise Soral, descendante d'une famille de planteurs louisianais, est désormais une vieille femme au crépuscule de sa vie. Questionnée par ses petites filles qui veulent en savoir plus sur la vie dans les plantations d'autrefois, elle réalise que l'histoire de sa famille disparaîtra si elle ne trouve pas le courage de leur faire ce douloureux récit. Avec la complicité de sa bonne, une femme de couleur, Louise décide de mettre par écrit les souvenirs et les secrets les plus sombres de sa famille dans le sud des Etats-Unis. Dernière témoin d'une époque révolue, ses mémoires parcourent près d'un siècle d'Histoire à travers trois albums retraçant la vie de plusieurs femmes dans ces plantations au milieu d'une société misogyne, raciste et violente.
Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.