




« L'excès vaut le manque », « apprendre en étudiant le passé »...Voilà le genre de phrase que Confucius nous a laissé. En les entendant aujourd'hui, qui se douterait qu'elles ont été prononcées il y a plus de 2500 ans ? Elles ont pourtant franchi les siècles et s'avèrent toujours d'actualité. A travers les quelques étudiants de ce manga et leur étrange professeur qui replace les pensées de Confucius dans le monde moderne, on réalise que l'homme moderne a bien besoin de retrouver l'esprit et les valeurs qui soufflait sur ces mots...
Yoshio Hori, 22 ans est un véritable laissé pour compte de la bulle économique des années 80. Il alterne les jobs payés à la journée sur les chantiers de Tokyo, se nourrit de nouilles lyophilisées et claque sa paie dans les bars à hôtesses. Il n'a d'autre choix que de vivre dans sa chambre miteuse et crasseuse de la Résidence Dokudami qui résiste comme un ultime îlot au milieu de immeubles flambants neufs de la nouvelle Tokyo. Le Vagabond de Tokyo livre le portrait plein d'humour et décomplexé de ce loser errant de déboires en déboires. Au fil de ses rencontres tout le petit peuple des bas quartiers de Tokyo se découvre, ridicule, mesquin, attendrissant. Yoshio le malchanceux se retrouve ainsi aux prises avec de plantureuses créatures, de moins plantureuses, des vendeurs de nouilles ambulants, des yakuzas, des salaryman travestis et même son créateur dans une nouvelle autobiographique émouvante... Derrière ses faux airs de manga de gare aux accents houellebecquiens, Le Vagabond de Tokyo dresse le constat amère d'une jeunesse japonaise désabusée.
Après un accident de la route, Haru, jeune lycéenne, s'est retrouvée dans un autre monde où elle est contrainte à travailler comme prostituée.