





Yoshio Hori, 22 ans est un véritable laissé pour compte de la bulle économique des années 80. Il alterne les jobs payés à la journée sur les chantiers de Tokyo, se nourrit de nouilles lyophilisées et claque sa paie dans les bars à hôtesses. Il n'a d'autre choix que de vivre dans sa chambre miteuse et crasseuse de la Résidence Dokudami qui résiste comme un ultime îlot au milieu de immeubles flambants neufs de la nouvelle Tokyo. Le Vagabond de Tokyo livre le portrait plein d'humour et décomplexé de ce loser errant de déboires en déboires. Au fil de ses rencontres tout le petit peuple des bas quartiers de Tokyo se découvre, ridicule, mesquin, attendrissant. Yoshio le malchanceux se retrouve ainsi aux prises avec de plantureuses créatures, de moins plantureuses, des vendeurs de nouilles ambulants, des yakuzas, des salaryman travestis et même son créateur dans une nouvelle autobiographique émouvante... Derrière ses faux airs de manga de gare aux accents houellebecquiens, Le Vagabond de Tokyo dresse le constat amère d'une jeunesse japonaise désabusée.
Yuu est un jeune garçon solitaire depuis la mort de ses parents. Hébergé par le cousin de sa mère, un homme taciturne, il se retrouve un jour face à une étrange apparition féminine. « J'exaucerai l'un de tes voeux en échange de ce que tu as de plus précieux ». À ces mots, Yuu lui demande de devenir sa grande soeur. Il ignore alors ce que cela implique...
Cette version manga de la Bible nous la fait découvrir autrement. Elle nous offre une perspective fidèle au contenu en revisitant les moments fondateurs de la religion chrétienne, tout en mettant l'art du genre à son profit. Ce style ouvrira l'accès à l'Ancien et au Nouveau Testament à un large spectre de lecteurs, qu'ils soient néophytes ou amateurs de mangas.