

C'est décalé et tellement bien ! On commence à lire et on s'attache aux personnages qui sont pourtant chacun particulier. On rit en lisant, ce n'est pas souvent la cas. Une BD a avoir dans sa bibliothèque, c'est certain. Le dessin va parfaitement avec le scénario, Très belle BD
Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu'il trouve qu'il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu'il en a marre de photographier des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l'appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : J'aurai un petit lapin et je l'appellerai Georges, et je le garderai contre mon coeur. Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s'inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu'il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin. Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d'un caractère affirmé), qui se fait charcuter par le gros chien d'un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. J'ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d'égout, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d'égout : il fera juste ce qu'il faut pour retrouver Émilie. C'est l'histoire d'un photographe fatigué, d'une fille patiente, d'horreurs banales et d'un chat pénible, écrit Larcenet. C'est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle de cette drôlerie complice qui évite l'ironie et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d'Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d'une renaissance, est l'album le plus personnel de Larcenet, et le meilleur en attendant le suivant.
1947. Alors que dans le monde se multiplient les pactes et les conférences destinées à sauvegarder la paix, le mystérieux " Empire Jaune " de Basam Damdu " l'usurpateur ", empereur du Tibet, lance une offensive généralisée. En quelques heures, la gigantesque armada anéantit les principales villes de la planète. Paris, Londres, Rome, Bombay, sont réduites à l'état de ruines fumantes, la flotte américaine du Pacifique gît au fond de l'océan, tandis que les couleurs de l'empereur sont hissées par ses parachutistes sur les gratte-ciel du nouveau monde. Cependant, dans la base militaire de Scaw-Fell, en Angleterre, le professeur Mortimer met au point une arme secrète dont la puissance de feu devrait permettre de contrer la fulgurante progression de l'armée " jaune " : l'Espadon. Mis au courrant par ses espions, Olrik, aventurier habile et sans scrupules qui s'est mis au service de l'Usurpateur, attaque la base avec sa flotte aérienne. Le capitaine Blake, de l'Intelligence Service, ainsi que le professeur Mortimer s'enfuient à bord du " Golden Rocket ", emportant avec eux les plans de l'Espadon. Ils ne laissent derrière eux que les décombres de Scaw-Fell. Une fantastique poursuite s'engage alors dans les airs et sur terre entre Olrik, qui veut récupérer les plans, et Blake et Mortimer qui tentent de rejoindre une base secrète du Moyen-Orient où, déjà, s'organise la résistance, et où il leur sera possible de mener à bien la construction de l'engin qui représente le dernier espoir du monde libre : l'Espadon...
BDM 23/24 : "Ces lutins apparaissent dans l'épisode de Johan et Pirlouit 'La flûte à six schtroumpfs' (Spirou n°1071, 23/10/1958). Tout un petit monde féerique, mais parfaitement cohérent, se développe alors avec le sorcier Gargamel, le méchant chat Azraël, la jolie schtroumpfette... Un merchandising intense s'est greffé par la suite".__ -