Résumé de l'album
Onzième volume de cette série désormais culte de la fantasy gothique, avec au dessin le génie graphique Olivier Ledroit !


















Onzième volume de cette série désormais culte de la fantasy gothique, avec au dessin le génie graphique Olivier Ledroit !
Pour moi un des chefs d’oeuvre d’Olivier Ledroit, dessins magnifiques comme toujours, et un univers captivant où tout est inversé avec les vices devenant les bonne actions. Lecture à proposer à un public adulte, Requiem est pour moi un incontournable de la BD dark fantasy française. On regrettera seulement le (...) Voir le commentaire
Le tome 11 de Requiem se démarque par sa clarté, offrant le retour de personnages emblématiques. Les dessins et la colorisation restent d'une qualité remarquable, avec une attention minutieuse aux détails et une mise en page dynamique qui est devenue emblématique de la série. C'est un véritable plaisir de se (...) Voir le commentaire
Enfin la rééditions c’est pas trop tôt 😃 Il me manque que celui là mais Il était galère à trouver en 1ere édition, ou du moins à un prix raisonnable … j’espère juste que la tranche sera de la même couleur que les première édition car c’est celle que j’ai
Après une formation impitoyable, et alors qu'ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d'ouest en est jusqu'à atteindre l'Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l'avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer...
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Nike J'ai 10 jours, je me souviens... L'explosion terrible qui déchire le ciel de nuit et fait pleuvoir dans l'hôpital n'est ni un tir de mortier, ni un tir d'artillerie, ni une bombe... C'est un coup de tonnerre de mon tout premier orage. Une colère du ciel qui me rassure, autrement plus impressionnante que le feu des hommes... Car je suis un orphelin de dix jours, heureux de sentir la nature plus forte qu'eux. Ce même jour J.10, une infirmière dépose un paquet dans le grand lit blanc, entre Amir et moi. Ce paquet de quelques heures à peine s'appelle Leyla Mirkovic... Pour la première fois, nous voici réunis tous les trois. Nos têtes encastrées les unes dans les autres et nos corps tendus comme les branches d'une étoile... Je me mets à l'écoute des bruits de nos vies. Je suis l'aîné vieux de dix jours, l'orphelin heureux qui aime Leyla, qui aime Amir et qui aime le bruit du ciel en colère. La tétralogie du Monstre est une histoire à trois voix. Celles de Nike, Leyla et Amir, orphelins de Sarajevo aux quatre coins du monde. Il s'agit avant tout d'un travail sur la mémoire. Mémoire individuelle et collective, où se mêlent des images écrites de l'éclatement de la Yougoslavie, « lieu » de naissance d'Enki Bilal (pays à peine disloqué que déjà sorti des mémoires), et des images peintes d'une entêtante conjugaison passé-présent-futur. Mémoire prospective aussi, potentielle, élargie des Balkans au reste du monde, comme dans un miroir. Ce monde, seul endroit, il faut bien le dire, qui nous reste.