

Récit hallucinatoire d'un réveil contrarié sans cesse rejoué, "J'ai fait le tour de l'appartement" procède selon la logique d'un poème spatialisé en prose qui n'évacuerait pas complètement la représentation, tout en restant sur la brèche de l'abstraction. Dessin et texte s'entremêlent jusqu'à parfois se confondre, et le jeu de répétition / variation / accumulation ne cesse d'interroger nos régimes perceptifs selon une logique réflexive, le protagoniste étant soumis à des questionnements du même ordre.
Ce sont deux adolescents qui s'aiment, et ils ont le monde entier face à eux. En créant leur histoire et en la logeant dans les pages d'une bande dessinée, Diastème et Alain Kokor offrent à Lucie et Simon un sanctuaire d'une infinie poésie.