





Avant d’être auteur de bande dessinée, Guy Delisle a travaillé trois étés dans une usine à papier. C’est cette expérience qu’il nous livre dans Chroniques de jeunesse, récit tendre et sincère sur le monde du travail et ses relations avec son père.
Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre des pensionnaires de l’orphelinat de l’abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. En cet été 1914, lorsque l’instituteur est appelé comme tant d’autres sous les drapeaux, personne n’imagine que c’est pour très longtemps. Et les Lulus ne se figurent évidemment pas une seconde que la guerre va déferler sur le monde finalement rassurant qu’ils connaissent. Bientôt, le fracas de l’artillerie résonne dans le ciel d’été. Il faut partir, vite. Mais lorsque la troupe évacue l’abbaye manu militari,les Lulus, qui ont une fois de plus fait le mur, manquent à l’appel. Sans l’avoir voulu, ils se retrouvent soudain à l’arrière des lignes allemandes.
À l'aube du XXe siècle, la "division Sentinelles" teste sa nouvelle arme : Taillefer, un soldat sur lequel ont été greffés des membres métalliques. Le soldat d'acier semble indestructible... Jusqu'à ce que ses batteries tombent à plat. Alors, lorsqu'un jeune scientifique conçoit la pile au radium, l'armée relance le projet et entrevoit de le tester dans le sang, le feu et la boue des tranchées.