

Né en 1978 d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d'abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d'être nommé professeur. Issu d'un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n'aide pas...), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n'a qu'une idée en tête : que son fils Riad aille à l'école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.
L'homme le plus flippé du monde, alter ego de l'auteur, tente chaque jour de survivre à son odyssée dans cet univers impitoyable qu'est la vie moderne : couloirs de métro, TGV, soirée, covoiturage... Autant de situations où tous ses sens fébriles sont mis à mal. Survivra-t-il à cette aventure impitoyable, ou finirat- il prostré chez lui à s'empiffrer de séries, vaincu par le monde réel et ses dangers ?
Le Haut Mal c'est le nom qu'on donnait à l'épilepsie au Moyen Âge. L'Ascension du Haut Mal c'est l'histoire d'une famille au milieu des années soixante dont le fils aîné, Jean-Christophe, est atteint par cette maladie à l'âge de sept ans. C'est le regard que porte son petit frère, Fafou, qui devient David, sur le bouleversement que ses crises entraînent dans la famille, sur la façon dont les adultes, parents, médecins, passants, charlatans, gourous, réagissent et tentent de guérir Jean-Christophe. Ce sont les souvenirs des ancêtres de la famille. C'est tout l'imaginaire que Fafou projette sur le monde et les événements qui l'entourent et qui participent à la construc-tion du dessinateur qu'il est devenu. Ce classique du catalogue L'Association et de la bande dessinée, dont la première édition est mainte-nant épuisée, est désormais réédité dans une version reliée.