

Ce récit autobiographique décrit une dispute virulente entre l’auteur préadolescent et son petit frère, Guillaume. Razmoh raconte comment, excédé par les incessantes provocations infantiles de Guillaume, il en vient à le frapper. Sans filtre, cette chronique explore le ressentiment propre aux relations fraternelles, capable de mener à un comportement violent. Marqué par cet épisode, Razmoh tente ici de restituer des émotions confuses, où immaturité et brutalité s’entremêlent. Dans ce récit, tout semble passer à travers le filtre comique du dessin. Le style outrancier, ainsi que l’usage de couleurs franches, participent à créer un univers volontiers caricatural. En déformant les visages, en exagérant les mouvements, les expressions, en bruitant tout de manière peu naturelle, l’auteur met en scène un véritable théâtre grotesque, qui donne corps aux émotions exacerbées de l’enfance : ennui, injustice, jalousie, jubilation et violence. La fin du récit prend une ampleur presque épique, soulignée par l’évocation de la célèbre valse de Strauss, associée à l’ouverture de « 2001, L’Odyssée de l’espace », qui vient clore en fanfare cette chronique intime. Un CoCo Comics qui devrait évoquer des souvenirs personnels à bien des lecteurs.
Quand la puissance romanesque de Laurent Gaudé rencontre le trait libre de David Prudhomme. L'histoire du Négus, cet homme qui crut entendre chevaucher Frédéric II dans le royaume des Enfers. Une histoire de transmission, de rêves et de luttes - contre la bêtise des hommes.
Un classique de la terreur, maintenant en format graphique ! Robert Neville est le seul survivant d'un virus qui a isolé la planète et convertit l'humanité en vampires. Son existence ―dépressive et crépusculaire― se réduit à combattre ces êtres sanguinaires et essayer de survivre, avec les morts et avec son passé. Neville leur tient tête depuis trois ans. Il vit dans une maison barricadée, fortifiée contre les attaques nocturnes, ne sort que pendant la journée pour partir à la recherche de produits de première nécessité, puis se retire chez lui à la tombée de la nuit pour survivre. Neville rêve souvent de la mort de sa femme et de sa fille. Il se réveille ainsi, chaque matin, dans un climat d'horreur, étouffé par la solitude et les remords. Sergio Hernández et Toni Caballero, réinventent le classique de la terreur de Richard Matherson avec un style pop plein de couleurs et d'éclectisme.